La Montane Winter Spine Race 2026 a débuté ce dimanche matin en Angleterre, dans le Peak District, au cœur d’un véritable décor d’hiver. Neige, vent, températures négatives et terrain détrempé ont accompagné les coureurs dès les premiers kilomètres.
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Le Peak District est un vaste parc national situé au centre de l’Angleterre, entre Manchester et Sheffield. C’est une région de hauts plateaux ouverts, de landes balayées par les vents, de tourbières gorgées d’eau et de crêtes sans abri. En hiver, ces espaces deviennent particulièrement hostiles : froid humide, visibilité réduite, sols instables, passages verglacés et exposition permanente aux éléments. C’est dans ce décor austère que s’élance chaque année la Winter Spine Race, avant de s’enfoncer plus au nord le long du Pennine Way.
Au programme : 430 kilomètres en semi-autonomie, le long du Pennine Way, l’un des sentiers les plus rudes du Royaume-Uni, traversant l’Angleterre du sud au nord jusqu’à la frontière écossaise. Plus qu’une course, un combat contre le froid, la fatigue, l’isolement et la privation de sommeil.
Parmi les engagés, le Français Sébastien Raichon, triple vainqueur du Tor des Glaciers, fait figure de prétendant sérieux malgré une première participation. Après trois heures de course, il pointe à la sixième place provisoire. Une position stratégique dans une épreuve qui ne se joue pas au sprint, mais à l’usure.
Voici pourquoi cette course hors-norme mérite d’être suivie — et pourquoi Raichon pourrait y briller.
Winter Spine Race : le départ

11 janvier 13h15

11 janvier 13h15
Pourquoi on suit Sébastien Raichon sur la Winter Spine Race
Si uTrail suit cette course en direct, ce n’est pas par hasard. C’est parce qu’un Français bien connu du monde de l’ultra s’y aligne pour la première fois : Sébastien Raichon. Habitué des formats extrêmes — trois fois vainqueur du Tor des Glaciers —, il possède un sens aigu de la stratégie et une science de l’effort long. En 2026, il vient découvrir un nouveau terrain de jeu : pas de haute montagne, mais un froid humide, des tourbières, des nuits blanches et des sections de navigation dans le brouillard et le givre.
Un détail attire l’attention sur les images de course : Raichon porte un masque respiratoire AirTrim. Ce modèle, typique des expéditions hivernales, permet de réchauffer l’air inspiré grâce à un filtre thermique. Son rôle ? Éviter les inflammations bronchiques, la toux, voire les chutes de performance dues à l’inhalation prolongée d’air glacial. Respirer à -10°C, pendant des jours, ça abîme les poumons. Et quand on vise la tête du classement, chaque détail compte.
Une stratégie de patience dès les premiers kilomètres
Après environ trois heures de course, Raichon pointe à la 6ᵉ place, autour du secteur de Torside (kilomètre 24). Fidèle à son style, il ne s’emballe pas. Sur une course qui peut durer jusqu’à cinq jours, les écarts initiaux comptent peu. L’essentiel, pour lui, est de construire sa course avec lucidité : rester au contact des leaders, préserver son énergie, surveiller son matériel et éviter les erreurs. Les pièges sont partout sur la Spine Race : hypothermie, dérive mentale, blessures, surmenage… À ce jeu-là, l’expérience vaut plus que les jambes.
Un peloton encore dense… mais fragile
À ce stade de la course, les écarts sont faibles. Les favoris britanniques et américains — notamment John Kelly, ancien vainqueur de l’épreuve — mènent un rythme déjà soutenu. Pourtant, rien n’est joué. La Spine Race ne se décide pas dans les 30 premiers kilomètres. Beaucoup y laissent trop d’énergie, oubliant que le danger ne vient pas seulement du terrain, mais de l’usure du froid, du manque de sommeil, des hallucinations ou de l’humidité qui s’infiltre partout.
La Winter Spine Race c’est un ultra d’hiver dans toute sa brutalité
La Winter Spine, c’est une diagonale hivernale de l’Angleterre, jusqu’à Kirk Yetholm, en Écosse. Chaque coureur évolue en semi-autonomie, avec obligation de s’arrêter à quelques bases de vie éparpillées sur le parcours. La trace suit intégralement le Pennine Way, entre crêtes battues par les vents, landes désertes et tourbières engloutissantes. De nuit, sans visibilité, il faut aussi savoir s’orienter, souvent seul, avec des doigts gelés et une lucidité entamée.
En résumé : Raichon avance masqué… mais solide
Sébastien Raichon ne court pas pour faire le show. Il avance avec calme, méthode et précision. Ce début de course n’est qu’un préambule : le vrai combat commence avec les premières nuits, le gel dans les chaussures, les hallucinations à l’aube et les doutes du troisième jour. Mais sur ce type d’épreuve, le Français a prouvé qu’il savait endurer ce que d’autres fuient. La Winter Spine Race est faite pour des coureurs de glace. Et Raichon en a l’étoffe.
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- 📍 À suivre en live : le suivi GPS de chaque coureur est disponible en temps réel. Pour ne rien manquer de la progression de Sébastien Raichon, rendez-vous sur le site officiel de la Spine Race et sur nos mises à jour en continu.






