L’édition 2025 de l’UTMB a été analysée dans ses moindres détails.
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Les classements ont été décortiqués, les stratégies de course commentées, les choix de matériel largement débattus. Mais un autre sujet, beaucoup plus sensible, apparaît clairement lorsqu’on s’intéresse aux traces GPS publiées après la course : certains coureurs élite n’ont tout simplement pas suivi le tracé officiel, en coupant des virages à plusieurs reprises.
Il ne s’agit pas ici de spéculer ou d’interpréter des intentions. Les données sont publiques, accessibles via des plateformes comme Strava, et les écarts observés sont suffisamment nets pour dépasser le simple débat sur la précision des montres GPS.
Triche intentionnelle ou non sur l’UTMB
Ce que montrent certaines traces, ce sont des trajectoires plus directes que le sentier balisé, visibles notamment dans des zones de lacets, là où le parcours impose normalement de longues courbes et des changements de direction marqués.
Pris isolément, couper un virage représente peu de chose. Quelques secondes, parfois à peine perceptibles. Mais répétés des dizaines de fois sur un parcours aussi long et aussi technique que celui de l’UTMB, ces raccourcis finissent par compter. Ils réduisent la distance réellement parcourue, limitent le dénivelé cumulé et allègent la fatigue musculaire. À ce niveau de performance, où tout se joue parfois à quelques minutes après plus de vingt heures d’effort, ce type de gain n’est pas anodin.
La distinction entre erreur GPS et choix de trajectoire est pourtant assez claire lorsque l’on superpose plusieurs traces. Une erreur technique se traduit par des décrochages soudains, des points aberrants ou des boucles incohérentes, souvent autour des ravitaillements ou lors d’arrêts prolongés. À l’inverse, une coupe de virage apparaît comme une trajectoire fluide, continue, cohérente avec la vitesse de déplacement et parfaitement lisible en vue satellite. Sur plusieurs secteurs analysés en 2025, certaines traces sont trop propres pour être attribuées à un simple défaut de réception du signal.
Tricher sur l’UTMB ce n’est pas totalement nouveau.
Depuis plusieurs années, des analyses similaires font apparaître des raccourcis récurrents sur certains passages de l’UTMB. Ce qui change aujourd’hui, c’est la qualité des données disponibles. Le recours généralisé au multi-GNSS, la multiplication des montres double fréquence et la possibilité de comparer un grand nombre de traces élite rendent ces écarts beaucoup plus visibles qu’auparavant. En 2025, il devient difficile de les ignorer.
Couper volontairement un virage, même sans intention frauduleuse revendiquée, revient à ne pas courir exactement la même course que les autres.
Cela pose une question d’équité sportive et d’exemplarité, surtout lorsque ces écarts concernent des athlètes censés incarner le plus haut niveau de la discipline.
À l’heure où l’organisation met de plus en plus en avant les données, le suivi live et l’analyse de performance, les outils existent pourtant pour détecter ce type de dérive. La question n’est donc plus vraiment technique. Elle est sportive, éthique et symbolique. Peut-on continuer à exiger un respect strict du balisage chez les coureurs anonymes tout en fermant les yeux sur des écarts visibles au sommet du classement ?
La triche peut-être involonatire.C’est un constat basé sur des données accessibles à tous, qui montrent que toutes les performances ne reposent pas toujours sur un tracé strictement identique. Dans un sport qui revendique des valeurs fortes de respect, de transparence et d’équité, ce sujet mérite d’être posé clairement, même s’il dérange.
Sources
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Cet article s’appuie sur l’analyse de traces GPS publiques et librement accessibles. Les écarts observés peuvent résulter de choix de trajectoire individuels, de conditions de course particulières (météo, visibilité, fatigue) ou de limites techniques inhérentes aux outils de mesure GPS.
Il ne constitue en aucun cas une accusation individuelle, ni une remise en cause de l’intégrité ou de la probité des athlètes concernés, les écarts observés pouvant être totalement involontaires, sans intention de tricher, et résulter de contraintes propres à une course d’ultra-endurance.
De la même manière, cet article ne vise pas à dénigrer l’UTMB ni son organisation, qui met en œuvre des moyens importants pour assurer le bon déroulement de l’épreuve, le respect du parcours et l’équité sportive.
Les écarts de trajectoire évoqués concernent exclusivement des athlètes élite, identifiés à partir de traces GPS publiques et comparables entre elles. Ils ne sauraient être étendus ni généralisés à l’ensemble des coureurs engagés sur l’épreuve.
La réflexion proposée s’inscrit dans un débat plus large sur l’usage croissant des données GPS en trail de haut niveau et sur les questions d’interprétation et d’équité sportive qu’elles peuvent soulever.
Sa reprise s’inscrit dans le cadre du droit à l’information, à des fins d’illustration et d’analyse d’un sujet d’actualité sportive, sans altération ni détournement du contenu original.
Cette utilisation n’a pas de caractère commercial autonome et vise uniquement à contextualiser les éléments abordés dans l’article.





