Video de Sébastien Raichon après sa première nuit sur la Spine Race 2026
Winter Spine Race 2026 : après 24 heures, la sélection est déjà sévère
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Spine Race en direct : le résumé de la nuit du jour 1
Sébastien Raichon a passé Malham (North Yorkshire) tôt ce matin. Il semble être ~18miles derrière le leader (Eugeni Rosello Solé, qui semble être en train de prendre du repos au CP2). Il est en 4/5e position avec un autre anglais (James Leavesley).
Les conditions météo sont typiquement anglaises – pluie, risque de giboulées et de neige, vent fort en rafale à 80km/h mais vent dans le dos plus ou moins.
Parmi les faits marquants de ces premières 24 heures figurent les abandons de John Kelly et de Chris Cope.
Deux noms attendus à l’avant de la course, mais deux scénarios distincts, désormais mieux documentés. John Kelly est arrivé au checkpoint de Malham Tarn aux alentours de 6 heures du matin. Les données de tracking montrent un arrêt prolongé, sans reprise de déplacement autonome, suivi d’un déplacement motorisé. L’abandon s’est donc décidé à l’arrêt, au checkpoint. La courbe de vitesse ne montre ni dérive progressive ni effondrement en course, mais une rupture nette, typique d’une décision prise pour des raisons de sécurité ou d’état général. Aucune cause précise n’a été communiquée à ce stade.

Pour Chris Cope, une information officielle est venue confirmer les hypothèses initiales. Le Britannique a lourdement chuté sur le genou à proximité de Hebden Bridge alors qu’il menait la course. Malgré la douleur, il a poursuivi pendant un certain temps avant de prendre, dans la nuit, la décision d’abandonner face à l’aggravation des symptômes. Cette donnée correspond parfaitement à la signature observée sur sa trace GPS : interruption brutale en pleine section, puis extraction motorisée vers Horton.

Deux abandons majeurs, aux causes différentes, mais qui rappellent la même réalité : sur la Winter Spine Race, la course peut s’arrêter brutalement, même pour les plus solides.
Abandons de favoris : deux scénarios, une même exigence
Parmi les faits marquants de ces premières 24 heures figurent les abandons de John Kelly et de Chris Cope. Deux noms attendus à l’avant de la course, mais deux scénarios très différents. John Kelly est arrivé au checkpoint de Malham Tarn aux alentours de 6 heures du matin. Les données de tracking montrent un arrêt prolongé, sans reprise de déplacement autonome, suivi d’un déplacement motorisé. Autrement dit, l’abandon se décide à l’arrêt, au checkpoint. La courbe de vitesse ne révèle ni dérive progressive ni effondrement en course, mais une rupture nette, localisée, typique d’une décision prise pour des raisons de sécurité ou d’état général. Aucune cause officielle n’a été communiquée à ce stade. Le cas de Chris Cope est d’une autre nature. Sa trace GPS s’interrompt brutalement autour du mile 67, hors du tracé officiel, en pleine section isolée, avant de reprendre sous forme d’un déplacement rectiligne et motorisé vers Horton. Ici, l’événement survient en course, sans passage par un checkpoint, suggérant une extraction directe depuis le terrain à la suite d’un incident aigu. Deux abandons majeurs, donc, mais révélateurs de la même réalité : sur la Spine, la marge d’erreur est minime et les décisions — subies ou choisies — arrivent tôt.
Le détail qui en dit long : la question des crampons
Un élément relevé par plusieurs observateurs sur le terrain apporte un éclairage intéressant sur cette première phase de course. Plusieurs coureurs de tête, dont John Kelly, auraient abordé certaines sections glacées sans crampons ou dispositifs d’adhérence marqués. Des témoignages évoquent des glissades répétées sur des portions vitrifiées, touchant plusieurs membres du groupe de tête au même endroit. Il ne s’agit pas ici de désigner une cause directe aux abandons — ce serait réducteur — mais ce détail illustre parfaitement la nature de la Spine : les choix d’équipement, parfois marginaux sur d’autres courses, deviennent ici structurants. Sur un terrain où la fatigue n’est pas encore maximale, ce sont parfois ces micro-décisions qui créent une dette invisible, susceptible de se payer plus tard, à froid, à l’arrêt, ou au moment où l’organisme relâche la tension.
Sébastien Raichon, une gestion maîtrisée
Dans ce contexte déjà exigeant, la progression de Sébastien Raichon mérite une attention particulière. Le Français pointe ce matin en 6ᵉ position, après un passage solide et sans heurts à Malham Tarn. Sans jamais se mettre en surrégime, il s’est installé progressivement dans le groupe de tête, en cohérence avec une approche patiente et méthodique. Raichon fait partie de ces profils qui connaissent intimement la logique de la Spine : avancer sans précipitation, limiter les erreurs, préserver l’organisme face au froid et à l’humidité, accepter un rythme parfois contraint pour rester durablement en course. À ce stade, sa position dans le top 10 n’est pas le fruit d’un coup d’éclat, mais d’une gestion cohérente et lucide de l’épreuve. À 24 heures de course, c’est précisément ce type de stratégie qui commence à payer, alors que d’autres ont déjà vu leur trajectoire s’interrompre brutalement.
Un classement déjà structuré
En tête, Doug Stewart mène la course et a déjà atteint CP2 Hawes, signe d’une progression régulière et efficace. Derrière lui, Eugeni Roselló Solé et James Nobles poursuivent leur route depuis Malham Tarn, dans un groupe désormais plus resserré. Côté féminin, Johanna Antila domine toujours la course des femmes et figure dans le top 10 provisoire, confirmant une dynamique solide après la première nuit. Là encore, la constance prime sur la vitesse pure.
Une météo plus stable, sans réel répit
Pour la journée en cours, les conditions météorologiques s’annoncent légèrement plus stables que lors du départ. Les températures devraient évoluer autour de 6 à 8 °C dans les vallées, avec un air plus froid et un vent sensible en altitude. Le ciel restera majoritairement nuageux, avec des averses intermittentes possibles et une visibilité variable selon les secteurs. Les sols demeurent humides, parfois encore gelés par endroits, et la prudence reste de mise sur les sections exposées. Si la météo se montre un peu moins hostile, elle ne devient en aucun cas indulgente.
En résumé, après seulement 24 heures, la Winter Spine Race 2026 rappelle déjà ce qu’elle est fondamentalement : une épreuve d’endurance globale, où l’expérience, les choix d’équipement, la capacité d’adaptation et la lucidité comptent autant que les qualités physiques.
La course est encore longue, mais la première sélection est faite. Et ceux qui sont encore là savent que le plus dur ne fait peut-être que commencer.
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