Stéphanie Gicquel prépare une année 2026 extrêmement chargée pour tenter d’écrire l’histoire de l’ultra-endurance
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Stéphanie Gicquel ne cache plus son objectif. L’exploratrice et athlète d’endurance française prépare une tentative ambitieuse : battre le record du monde de distance parcourue en 24 heures de course non-stop.
Pour y parvenir, elle a décidé de bâtir une saison 2026 particulièrement dense, avec un enchaînement impressionnant d’épreuves allant du marathon à l’ultra-trail.
Son programme comprend notamment sept marathons, deux courses de 100 km et un ultra-trail de 175 km, autant d’étapes destinées à préparer méthodiquement sa tentative prévue pour 2027.
Un objectif historique pour l’athlétisme français
Le défi est immense. Le record du monde féminin de la discipline se situe aujourd’hui à 278,6 kilomètres parcourus en 24 heures, une performance qui représente une moyenne supérieure à 11,5 km/h pendant une journée entière.
En France, Stéphanie Gicquel connaît déjà très bien cette spécialité. Elle détient notamment deux records de France sur 24 heures, l’un sur route et l’autre sur piste. Ces références nationales montrent qu’elle possède déjà le niveau pour viser très haut sur la scène internationale.
Son ambition dépasse cependant la simple chasse aux records. L’athlète explique vouloir avant tout réaliser la meilleure performance possible au regard de son potentiel, dans la continuité de son approche personnelle du dépassement de soi.
Une athlète habituée aux défis hors norme
Stéphanie Gicquel n’est pas une inconnue dans l’univers de l’endurance extrême. Sa carrière est jalonnée de projets qui sortent du cadre classique de la course à pied.
Elle s’est notamment illustrée par des expéditions polaires spectaculaires. Parmi elles, un marathon disputé au pôle Nord par des températures proches de –30 °C, ou encore une traversée exceptionnelle de plus de 2 000 kilomètres en Antarctique, réalisée à pied sur plus de deux mois. Cette aventure constitue d’ailleurs la plus longue expédition féminine jamais réalisée sur ce continent dans ces conditions.
Ces expériences forgées dans des environnements extrêmes ont contribué à construire sa réputation d’athlète capable de gérer l’effort sur des durées très longues.
Une préparation 2026 construite comme un laboratoire
Pour préparer son objectif de 2027, Stéphanie Gicquel a choisi de transformer l’année 2026 en véritable terrain d’expérimentation.
Le calendrier prévoit une succession de marathons internationaux afin d’accumuler les kilomètres à haute intensité. Plusieurs grandes villes européennes figurent au programme, notamment Rotterdam, Prague ou Valence.
À ces courses rapides s’ajoutent deux épreuves mythiques sur 100 kilomètres, qui permettront de travailler la gestion de l’effort sur des durées supérieures à dix heures.
Enfin, la préparation passera aussi par un ultra-trail de 175 kilomètres, l’Ultra-Marin dans le Morbihan, une course qu’elle connaît parfaitement puisqu’elle y a déjà remporté plusieurs victoires.
Travailler les détails qui comptent après 12 heures de course
Dans une épreuve de 24 heures, la difficulté ne réside pas seulement dans la vitesse ou l’endurance. Les facteurs décisifs apparaissent souvent après la moitié de la course, lorsque la fatigue, la digestion et la gestion du sommeil deviennent déterminants.
C’est précisément pour cette raison que Stéphanie Gicquel multiplie les formats de course différents. Les marathons servent à maintenir de la vitesse, tandis que les 100 km et l’ultra-trail permettent d’affiner les stratégies de ravitaillement, d’absorption de glucides et de gestion de la nuit.
Sur un effort aussi long, chaque détail peut faire basculer la performance : hydratation, digestion, rythme, récupération ou résistance mentale.
En résumé, c’est un défi qui pourrait marquer l’histoire de l’athlétisme français
Si Stéphanie Gicquel parvenait à battre le record du monde des 24 heures, l’exploit dépasserait largement le cadre de l’ultra-endurance.
La France compte relativement peu de records du monde dans les disciplines d’athlétisme. Une performance de ce type constituerait donc un événement majeur pour le sport français, en particulier dans un domaine encore peu médiatisé mais extrêmement exigeant.
D’ici là, toute l’année 2026 servira de préparation grandeur nature. Marathons, courses de 100 km et ultra-trail vont progressivement construire les bases physiques et mentales nécessaires pour une tentative qui pourrait devenir l’un des grands moments de l’ultra-distance.
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