L’édition 2026 vient de prendre un tournant net : Guillaume Grima a abandonné après 419 kilomètres, usé par des pieds détrempés depuis plusieurs jours, soignés puis devenus encore plus douloureux et gonflés au point de ne plus rentrer dans ses chaussures.
D’un coup, Paul Clément se retrouve seul en tête à 459 kilomètres, mais il continue à un rythme élevé, comme s’il avait encore quelqu’un à rattraper.
Et derrière, tout s’emballe. Yasmin Stoderegger et Jan Rohrberg passent devant, Maxime Bachelot recule après des repos plus longs, et les écarts restent faibles. Avec la difficulté du terrain et une météo qui pèse sur tout le monde, la lutte pour le podium reste totalement ouverte.
Sur une vidéo publiée par l’événement du Yukon Arctic Ultra, on peut maintenant voir le parcours de Guillaume Grima jusqu’à son abandon. Autant qu’au ravitaillement de Faro il semblait bien, on le voit arriver à Ross River où il ne semblait clairement pas aller. Les discussions avec Robert Pollhammer pour savoir s’il allait abandonner ou continuer sont visibles.
Avec les pieds constamment humides depuis plusieurs jours, l’équipe médicale a essayé de soigner ses pieds. Mais après les soins, ils se sont mis à faire encore plus mal et à gonfler. Ses pieds ne rentraient même plus dans ses souliers. C’est à ce moment qu’il a pris la dure décision d’arrêter après 419 kilomètres.
Paul Clément continue au même rythme fort
Pendant ce temps, Paul Clément continue seul en tête de la course à 459 kilomètres. Il maintient le même rythme fort que depuis le début malgré l’avantage d’être seul en tête et le fait qu’il n’a techniquement plus besoin de pousser aussi fort.
Sa constance est impressionnante. Pas de relâchement, pas de ralentissement. Clément court sa course comme si Grima était toujours devant lui.
Bouleversement derrière : Maxime Bachelot perd deux places
Derrière Clément, beaucoup de mouvements au classement. Maxime Bachelot se retrouve maintenant en quatrième place après avoir pris deux repos plus longs à Faro et à la sortie de Faro. Il est à 382 kilomètres.
L’Autrichienne Yasmin Stoderegger occupe maintenant la deuxième place à 399 kilomètres, suivie de l’Allemand Jan Rohrberg en troisième à 397 kilomètres.
Les deux coureurs ont profité des pauses prolongées de Bachelot pour le dépasser.
Le Dena Cho Trail donne du fil à retordre
La portion du Dena Cho Trail continue de donner du fil à retordre à beaucoup de coureurs. On voit que les athlètes ont hâte de la finir. Paul Clément avait d’ailleurs l’air heureux d’avoir terminé cette section difficile.
La journée d’aujourd’hui a aussi apporté de la neige toute la journée avec des conditions qualifiées de très difficiles par les coureurs qui ont partagé sur le sujet. Encore une fois, la météo complique la progression de tous.
Le 350 km couronne ses premiers finishers
Les premières places du 350 km se confirment. L’Allemand Alexander Hoerniss a terminé premier la course en 5 jours, 7 heures et 58 minutes. Il est suivi 17 heures plus tard par la Suissesse Michaela Senft, première et seule femme à terminer le parcours pour l’instant.
Senft a franchi la ligne après 5 jours et 20 heures, réalisant une performance remarquable dans des conditions qui ont eu raison de nombreux concurrents masculins.
Derrière eux, plusieurs coureurs approchent de l’arrivée. Gerald Zechner est à 346 kilomètres, Daniel Benhammou à 341 kilomètres, et Victor Hugo Barros do Carmo à 339 kilomètres. Si les conditions se maintiennent, on devrait voir plusieurs autres finishers dans les prochaines heures.
Ce qui s’en vient
Paul Clément a encore environ 140 kilomètres devant lui. S’il maintient son rythme actuel, il pourrait franchir la ligne d’arrivée dans les prochains jours et devenir le vainqueur surprise de cette édition 2026.
Derrière lui, la bataille pour le podium est maintenant ouverte entre Stoderegger, Rohrberg et Bachelot. Les trois sont séparés par moins de 20 kilomètres, et tout peut encore changer dans les derniers 200 kilomètres de course.
Une chose est certaine : cette édition du Yukon Arctic Ultra marquera l’histoire. Pour la chaleur inhabituelle qui a remplacé le froid extrême, pour le nombre élevé d’abandons causés par des conditions qu’on n’avait pas anticipées, et pour l’émergence de Paul Clément, ce coureur inconnu qui est en train de dominer l’une des courses les plus difficiles au monde.