Paul Clément, vainqueur de la Yukon Arctic Ultra 2026
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Résultat Yukon Arctic Ultra 2026

Paul Clément était deuxième. Il est désormais seul en haut.
Paul Clément a remporté la Yukon Arctic Ultra 2026 après 645 km en autonomie dans le grand nord canadien. Un triomphe inattendu, mais mérité.
Il n’a pas de sponsor. Il n’a pas de team. Il n’a pas de média derrière lui. Pourtant, Paul Clément vient d’écrire une des plus grandes pages du trail extrême en remportant la Yukon Arctic Ultra 2026. Un ultra de 645 km à pied dans les conditions polaires du Yukon, où il faut tirer sa pulka, gérer le froid, le sommeil, la solitude, et surtout ne jamais craquer. Il ne s’est pas contenté de survivre : il a gagné. En 9 jours, 1 heure et 39 minutes, chrono total arrêts inclus.
Un changement de leader brutal au km 419
Jusqu’à Ross River, Paul Clément était à la poursuite de Guillaume Grima, l’un des favoris, déjà finisher de plusieurs expéditions polaires. Mais coup de théâtre au kilomètre 419 : Grima est contraint à l’abandon sur blessure, les pieds en sang. Le Français Paul Clément hérite alors de la tête de course, dans un contexte très particulier. Car en Arctique, mener ne signifie pas encore gagner. Il restait plus de 200 km d’une trace profonde, instable, usante.
Clément ne s’est pas affolé. Il a continué à avancer, à gérer son effort avec une lucidité rare. Il s’est arrêté quand il fallait, a mangé quand il pouvait, et a su naviguer dans les conditions piégeuses d’une édition qui, malgré des températures moins extrêmes que l’an passé, n’a laissé aucun répit. Vent, humidité, isolement : tout était là. Sauf les -40°C.
Une victoire taillée dans l’abnégation
Ce n’est pas une victoire « marketing », c’est un triomphe du réel. Le genre de course qui ne donne pas lieu à des drones ou des reels Instagram léchés, mais à des photos floues, des visages déformés par le froid et des silences de dix heures entre deux balises GPS. Paul Clément a prouvé que l’on pouvait encore gagner en venant de nulle part, à condition de ne jamais lâcher.
Alors que plusieurs coureurs sont encore engagés, dont le Français Maxime Bachelot, toujours en course sur ce format mythique, Clément est déjà au chaud, sûrement encore sonné. Il a battu le froid, la distance, et surtout le doute.
En résumé, Paul Clément c’est un nom à retenir dans l’univers du trail extrême
Ce genre de victoire dépasse les classements. Paul Clément entre dans la cour des coureurs capables de tout encaisser. Il rejoint, à sa manière, les Blanchard, les Corbarieu, les grands de l’ultra-aventure. Et il le fait sans fracas, sans storytelling huilé, sans drapeau de sponsor. Juste avec des pas. Des milliers de pas.
Bravo à lui. Et courage à ceux encore sur la piste blanche.






