Résultat marathon des sables étape 1
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Marathon des sables étape 1
Il est 7 heures du matin ce dimanche dans le Sahara marocain. 1 435 coureurs venus de 61 pays s’élancent sur la première étape du 40e Marathon des Sables. 35,1 kilomètres, 171 mètres de dénivelé, une boucle qui part du bivouac de Tafraout Sidi Ali, contourne un massif au sud-ouest et revient par le même bivouac. Une étape d’entrée en matière, en apparence. En réalité, déjà une course pleine.
Résultat marathon des sables étape 1
Le classement des hommes
Deux heures, vingt-six minutes et vingt-neuf secondes plus tard, Mohamed El Morabity franchit la ligne d’arrivée. Son frère aîné Rachid, détenteur de 11 victoires sur le MDS, le suit à une minute. Le cadet a doublé l’aîné dans les quinze derniers kilomètres.
Top 5 hommes — Étape 1
1. Mohamed El Morabity (MAR)2h26’29 »
2. Rachid El Morabity (MAR)+1′
3. Michaël Gras (FRA)+5′
4. Ahmed Ouikhalfen (MAR)+6′
5. Ludovic Pommeret (FRA)+8′
Rachid attaque, Mohamed observe
Le scénario de la première étape dit beaucoup sur la dynamique qui s’installe entre les deux frères. Au premier checkpoint, au kilomètre 9,2, Rachid pointe en tête du peloton, régulier, tendu vers l’avant comme il l’a toujours été au MDS. Son frère cadet, lui, est seulement 5e. Une minute derrière. Une façon de prendre la température.
Entre le CP1 et le CP2, la seule vraie difficulté de l’étape. Six kilomètres et demi de montée douce, 85 mètres de dénivelé jusqu’au point haut à 729 m. Rien d’alpin, mais dans le sable, chaque mètre de dénivelé coûte cher. C’est là que Mohamed met son premier coup de boutoir : il passe le segment en 29 minutes et 13 secondes et remonte de trois places. Il pointe désormais 2e, dans la foulée de son frère.
La redescente ramène les deux El Morabity au contact. Au CP3, kilomètre 22,7, ils passent dans la même minute. Égalité. Huit kilomètres plus loin, au CP4, Mohamed est devant. Il n’a pas forcé de manière spectaculaire : il a simplement continué à accélérer quand son frère maintenait. 14,8 km/h sur le segment CP3-CP4. 14,9 km/h sur les 4,2 derniers kilomètres. Un métronome qui monte en régime quand les autres commencent à tenir.
Sur cette première étape, Mohamed a réalisé le pacing le plus parlant du plateau : accélération continue de 14,4 km/h à 14,9 km/h entre le départ et l’arrivée. Il a fini plus vite qu’il n’a commencé, sans jamais lever le pied.
Le duo Gras-Ouikhalfen en embuscade
Derrière les frères El Morabity, une course à part s’est jouée. Le Français Michaël Gras et le Marocain Ahmed Ouikhalfen ont couru ensemble pendant 35 kilomètres. Mêmes temps de passage à la seconde près au CP1, même temps au CP2, même temps au CP3, même temps au CP4. Séparés d’une seule seconde à l’arrivée. Une image de course rare, deux coureurs qui ont manifestement décidé de jouer leur étape à deux, en se tirant mutuellement. Ils prennent les 3e et 4e places, à cinq et six minutes des frères El Morabity.
Pommeret, 5e, sans forçer
Pour son premier Marathon des Sables, Ludovic Pommeret termine cinquième à 8 minutes du vainqueur. Un classement honorable, conforme à ce qu’on pouvait attendre sur un terrain aussi éloigné de ses fondamentaux montagnards, mais surtout une course parfaitement gérée.
Ses splits racontent une approche méthodique. 14 km/h sur les 9 premiers kilomètres plats, 12,5 km/h dans la montée principale (c’est son point faible de la journée, là où Mohamed tourne à 13,3), puis une accélération continue : 13,2 — 14,2 — 14,8 km/h sur les trois derniers segments. Il a gagné une place entre le CP2 et le CP3, en doublant un coureur dans la redescente du point haut. Et il a franchi la ligne à 14,8 km/h, c’est-à-dire plus vite que jamais dans l’étape.
La lecture est claire : Pommeret n’a pas cherché à jouer l’étape. Il a dosé son effort pour rester dans le coup sans entamer ses réserves. Il est désormais 5e au général, à 8 minutes du leader, à 3 minutes du podium. Tout reste ouvert, et la longue étape de 100 km qui se profile mercredi et jeudi sera son terrain de reconquête possible.
Sandes décroché dès les premières heures
La note plus inquiétante du jour concerne Ryan Sandes. Le Sud-Africain, vainqueur de la Western States 100 et habitué aux environnements extrêmes, a perdu le contact dès le CP1. Il passait à 40 minutes, contre 37-38 pour les leaders. Au CP4, il pointait déjà à 16 minutes de tête. Il n’est pas encore arrivé lorsque cet article est bouclé.
Le format stage race courte et roulante n’est pas celui qui met en valeur ses qualités de coureur d’ultra-long. Comme Pommeret, il mise sans doute sur la longue étape pour refaire surface. Reste à voir s’il tiendra le rythme pendant les trois jours qui séparent son retard du moment où il pourra vraiment s’exprimer.
Un plateau français au cœur de la course
Sur les 1 435 partants du jour, 395 sont français, soit 27,5 % du plateau. En comptant la Belgique (175 coureurs) et la Suisse (47), la communauté francophone représente 43 % des engagés. Le Royaume-Uni suit avec 236 coureurs (16,5 %). Sur 61 nationalités présentes, les Pays-Bas, les États-Unis, Hong Kong et l’Allemagne complètent le top 8.
Le plateau est aussi marqué par sa maturité. L’âge moyen des participants tourne autour de 43 ans, et la répartition par catégories le confirme : si les Seniors (moins de 40 ans) sont les plus nombreux avec 382 coureurs, les M1 à M3 — les 40-54 ans — totalisent 635 coureurs. Les plus de 55 ans sont 234 à avoir pris le départ. Un homme de catégorie M8 (75-79 ans) et plusieurs M7 sont au départ.
Côté parité, les femmes représentent 26 % du plateau, avec une distribution remarquablement stable entre 20 et 29 % selon les tranches d’âge. Un chiffre qui continue de progresser d’édition en édition.
Demain, étape 2
Les coureurs rentrent ce soir au bivouac de Tafraout Sidi Ali. Soins des pieds, repas lyophilisé, récupération dans les tentes berbères. L’étape 1 est derrière eux. Demain, lundi 6 avril, le roadbook leur dévoilera l’étape 2.
Pour Mohamed El Morabity, une minute d’avance sur son frère est un crédit stratégique précieux. Pour Rachid, une minute à reprendre, c’est peu — et c’est inhabituel. Onze victoires au MDS ne se perdent pas sur une première étape, mais elles se défendent différemment quand on n’est plus le métronome de la course.
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