EcoTrail Paris, 30 ou 45 km, on vous dit comment choisir
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Vous n’avez pas pu échapper à l’EcoTrail Paris ce week-end. Tout le monde y était : entre les coureurs amateurs et les athlètes, les influenceurs, les stars des podcasts, les bénévoles et les sponsors affichés partout, le trail était à l’honneur. Et cela vous a donné envie d’y revenir pour l’année prochaine.
La question que vous vous posez, car c’est peut-être le choix le plus compliqué de cette compétition, c’est celle de la distance, entre le 30 km et le 45 km. Longueur, difficulté, dénivelé, écart entre les deux versions, comment bien choisir entre les deux parcours ?
Ce que la distance ne dit pas
Sur le papier, l’EcoTrail Paris 45 km fait finalement 15 kilomètres (seulement) de plus que la version 30 km. Quand on se sent déjà capable de courir cette distance, on est enclin à penser qu’en travaillant un peu son allure, on est capable d’enchaîner jusqu’à la distance marathon.
Sauf que c’est tout de même un peu plus compliqué ! Regardons déjà les chiffres de plus près.
Ces chiffres en disent déjà un peu plus. Ce n’est finalement pas les 17 km supplémentaires qui sont à prendre en considération en premier, mais d’abord le dénivelé. Même sans entraînement particulier avec les montées et descentes, les 380 m de D+ peuvent se prendre pas trop mal, d’autant que seuls 2 passages sont assez raides, autour de +15% d’inclinaison. Une personne qui manque d’entraînement passera volontiers ces passages à pied, pour limiter la fatigue. Il y a de toute façon les 9 km sur les quais de la Seine qui permettront de relancer, et de retrouver une allure habituelle.
Le 45 km demande déjà une meilleure maîtrise du dénivelé car il double, avec presque 750 m au total, le tout pour un supplément de distance de 1/3 seulement. Dans les chiffres, cela veut dire que le parcours se corse et que la difficulté tient avant tout du D+ que de la longueur en elle-même.
A cela s’ajoute aussi l’idée que les jambes ont plus travaillé, peut-être moins bien encaissées aussi le dénivelé. Or si les 9 derniers kilomètres sont l’occasion d’une relance pour ceux qui ont encore une certaine fraîcheur, c’est moins le cas pour ceux qui arrivent au bas du parc de Saint-Cloud avec déjà 38 km et 750 m de D+ dans les jambes. Pour eux, encore un peu plus que pour ceux qui ont parcouru 30 km, les quais ne sont pas roulants comme un marathon, ils sont une purge.
Mais le choix entre les deux distances ne se fait pas là.
30 ou 45 km, deux visions du trail
Trail 30 km, un trail un peu urbain
La différence fondamentale entre les deux parcours réside dans sa propre approche du trail. En choisissant le 30 km, on reste dans un choix de confort. Vous courez sur route, vous avez déjà fait du semi-marathon, le 30 km vous paraît alors l’étape suivante assez naturelle.
Et avec 1/3 du trajet qui se fait sur le bitume des quais, on n’est finalement pas loin d’un mélange entre trail et trail urbain, entre sortie nature et sortie route. Cette version de 30 km est parfaite pour ceux qui veulent courir, affronter du D+ tout en appréciant les zones où les jambes déroulent et laissent s’exprimer leur potentiel de vitesse et de régularité.
Trail 45 km, une course en nature
Le 45 km, c’est la porte d’entrée parfaite pour le trail. Attention, on reste sur du chemin parfaitement balisé, et dans des bois jamais loin des villes de la banlieue parisienne. Les montagnards rigolent en voyant le D+ de la course, et l’on connaît tous la célèbre moquerie des Genoux dans le Gif en parlant de Terrain technique pour l’EcoTrail.
Mais avec ce 45 km, on est tout de même plus proche d’un trail avec 80% du trajet qui se fait sur les chemins, un dénivelé plus conséquent, et une partie roulante qui l’est beaucoup moins avec cette distance.
Le 45 km, c’est aussi plus d’autonomie. S’il comporte 2 ravitos (km 20 et km 38), le parcours de 30 km compte 1 ravito, mais aussi 1 point d’eau. Cela permet de partir plus léger, là où l’on se chargera un peu plus sur la plus longue des deux distances. C’est un avant-goût du travail de gestion et de l’autonomie qui permet de se préparer pour affronter, dans l’avenir, des distances encore plus longues.
Si le 30 s’adresse tout à fait aux pratiquants du semi-marathon, le maratrail est tout à fait à envisager pour les marathoniens impatients de découvrir les joies des chemins terreux et caillouteux.
Et le 35 km dans tout ça ?
30 ou 45 km, quel trail choisir ?
Les deux distances sont aussi honorables l’une que l’autre. Personne n’a à rougir de choisir le 30 km. Dans les chiffres c’est d’ailleurs le cas puisqu’il y a 3500 dossards contre 2000 pour le 45 km. Si ce dernier paraît plus impressionnant vu de l’extérieur, tous les pratiquants du trail savent bien que l’on ne court pas l’un et l’autre de la même façon. C’est donc votre façon de vivre votre sport qui décidera de la distance, puis ensuite la façon dont vous concevez le trail.
Ceux qui aiment autant la ville que la nature trouveront dans le 30 km une véritable expérience à vivre, tandis que ceux à la recherche d’un parcours plus nature, plus proche de l’idée que l’on se fait d’un trail, verront dans le 45 km une approche plus intéressante.
Et c’est ce qui fait pencher la balance en faveur de ce dernier !
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