Mathieu Blanchard opte pour les 185 km (seulement) au Lapland Arctic Ultra : un choix qui interroge
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Mathieu Blanchard engagé sur le format 185 km du Lapland Arctic Ultra 2026
Mathieu Blanchard vient d’officialiser sa participation aux 185 km du Lapland Arctic Ultra qui démarre le 1er mars 2026 au nord de la Suède, sur le territoire de la Laponie.
Au lieu des 500 km (la distance maximale) qu’on lui imaginait après sa victoire sur les 600 km de la Yukon Arctic Ultra, il part en pulka sur une distance plus « modeste ».
Après la Barkley : le contexte sportif de Mathieu Blanchard avant le Lapland Arctic Ultra
Mathieu Blanchard fatigué après la Barkley Marathons 2026 a laisse des traces avant le Lapland Arctic Ultra
Blanchard truste l’actualité du trail puisqu’il sort tout juste de la Barkley le week-end du 14 février. Il y a bouclé deux tours complets (environ 80-100 km dans un terrain impitoyable avec 5000 m D+ par boucle). Il a pris le départ du 3e avant d’abandonner face à un brouillard glacial et un froid mordant. Un problème d’équipement.
Il a finalement fait une Barkley tronquée, et a fini sans se blesser, ce qui facilite la récupération, malgré le décalage horaire et les voyages entre les USA, la France et la Suède.
Le Lapland Arctic Ultra, à Överkalix près du cercle arctique, impose un parcours bouclé de 185 km à pied : lacs gelés, rivières figées, marais enneigés, forêts denses, avec 2000 m D+ et des nuits dehors. Il y a des checkpoints tous les 50 km avec un peu de nourriture chaude et de l’eau, mais sinon, c’est l’autosuffisance reine grâce à la pulka. La course doit se faire en 4 jours maximum. Le délai est serré, mais semble jouable au regard de sa forme.
Pourquoi Mathieu Blanchard ne fait que 185 km au Lapland Arctic Ultra et pas les 500 km ?
Motivation 1 : la récupération après la Barkley avant un Lapland Arctic Ultra de 500 km
La Barkley, c’est un rouleau compresseur : hors-pistes, ronces, navigation à la carte et boussole, sans parler de la météo qui a réussi à refroidir Mathieu Blanchard. Il n’a pas pu aller au bout et il a eu quelques jours de récupération. Toutefois, s’élancer sur 500 km dans un froid polaire, avec une pulka, et en traînant forcément un peu de fatigue, c’était prendre des risques. Et sur une course de ce type, on peut vite se retrouver en vrai danger car les secours mettent des heures à venir, quand la météo le permet.
185 km, c’est déjà un très bel engagement. C’est surtout la démonstration que Blanchard n’est pas dans la surenchère pour plaire aux sponsors et à son public sur les réseaux sociaux. Il vient se confronter à une aventure, il joue avec le danger, mais avec intelligence.
Motivation 2 : les contraintes d’agenda entre Lapland Arctic Ultra et Yukon Arctic Ultra
Le 8 mars, Blanchard a rendez-vous au Grand Rex à Paris pour l’avant-première de L’Appel du Silence, son docu de 52 minutes sur la Yukon Arctic Ultra 2025. Ce n’est pas juste une projection sur grand écran dans quelques allées de refuge en France, c’est l’occasion pour Mathieu Blanchard de rencontrer le public, et d’intervenir en direct autour de la thématique de l’aventure.
Les 500 km demanderaient 5-7 jours de course puis une indispensable récupération : impossible d’être frais pour le 8 mars. Par contre, les 185 km seront bouclés en 4 jours maximum, lui permettant de rentrer en France assez tôt pour honorer ses engagements au cinéma.
Il ne faut pas voir ces séances comme une excuse. Il y a bien chez Blanchard une volonté importante et affirmée que de jouer le rôle de passeur entre ses propres expériences et le grand public. Ce film sur la Yukon ainsi que ses interventions sur scène font partie de cette dimension.
Motivation 3 : une stratégie collective sur le Lapland Arctic Ultra avec Loury Lag
Ce que le start-list ne dit pas, c’est si les concurrents viennent courir en solo, ou en équipe. Or cette start-list indique la présence de Loury Lag, qui vient aussi courir sur le Lapland Arctic Ultra. Blanchard et Lag ont déjà partagé de nombreux projets ensemble, ils en ont d’ailleurs d’autres en cours. Il est donc tout à fait imaginable que cette course se fasse en duo, et que la distance ait été choisie pour convenir aux deux athlètes, et non pas seulement à l’un des deux.
Courir 185 km, ce n’est pas renoncer à une course de 500 km. C’est faire le choix d’une distance calculée selon ses possibilités. 185 km (plus qu’un ultra type UTMB et dans des conditions dantesques, rappelons-le), c’est jouer avec le danger, assez pour s’impliquer à 100%, sans jamais prendre de risques inconsidérés. Et Blanchard prouve ainsi qu’il est à la fois un champion et un aventurier, mais pas un casse-cou.
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