Sélection pour les Championnats d’Europe de trail : une nomination qui laisse encore des questions
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Les athlètes retenus pour les Championnats d’Europe de trail viennent d’être annoncés. Cette sélection était particulièrement attendue après le trail long des championnats de France, marqué par l’erreur de parcours de plusieurs favoris, dans un contexte où les responsabilités restent difficiles à établir.
Ce choix met surtout en valeur un problème plus structurel qu’il va falloir résoudre pour les prochaines éditions, afin d’éviter les errements et les doutes sur la légitimité des coureurs.
Cinq retenus pour quatre places en équipe de France de trail pour 2026, le choix de la FFA
Quelle équipe de France de trail définir quand il y a erreur ?
Dans la communication de la Fédération française, et celle des médias, la composition de l’équipe de France pour les Championnats d’Europe a toujours été présentée de façon très simple. Le champion du monde en titre est sélectionné d’office, et les deux vainqueurs du championnat de France de trail long seront aussi de la fête.
Alors, quand la course est remportée par deux athlètes, certes tout à fait méritants, mais sans le niveau des élites parce que ces derniers se sont perdus, tout l’équilibre initial bascule .
Il bascule d’autant plus que les responsabilités sont diluées. Certes les coureurs n’ont pas suivi la bonne trace. Mais des changements de dernière minute, un balisage a priori incorrect et des sportifs qui ne tiennent pas tous exactement le même discours, ne permettent pas de définir clairement les erreurs.
Critères de sélection post-Ventoux
La composition de l’équipe partante pour les Championnats d’Europe repose en réalité sur un équilibre plus subtil que le classement d’une simple course, et permet d’emmener jusqu’à 4 personnes. Cette définition plus précise a permis la composition que l’on a découvert hier soir.
Pour cela, la FFA s’est basée évidemment sur les résultats de la course, mais aussi sur les temps de course diminués des erreurs de parcours. L’idée était de mettre en avant, au-delà du classement final, ceux qui avaient été les plus performants sur les zones où tous les concurrents étaient à égalité. Elle a aussi tenu compte des résultats plus globaux, hors Ventoux.
Enfin, et dans un souci d’équité puisque les Championnats de France devaient être le juge de paix de la sélection, Xavier Bartoli, arrivé deuxième dimanche, se voit proposer la place de remplaçant en cas de désistement ou de blessure de l’un des participants. L’équipe officielle reste néanmoins de 4 sélectionnés, le quota maximal pour les championnats d’Europe.
Dans l’optique d’amener une équipe performante en Slovénie début juin pour les Championnats d’Europe, ce choix est pertinent puisqu’il emmène les 2 plus rapides. Et dans le même temps, il n’invalide pas la performance propre à la course au Mont Ventoux ce dimanche.
En résumé, cette sélection laisse un arrière-goût un peu amer
La place d’Adrien Séguret, sélectionneur de l’équipe, et de Julien Rancon (responsable trail à la DTN) a dû être inconfortable depuis ce dimanche matin. Il a fallu jongler entre un règlement pas assez clair ou connu, la volonté de ne pas blesser des athlètes méritants, tout en reconnaissant la performance à l’année de coureurs comme Rémy Brassac et Antoine Charvolin.
Cette sélection 4 +1 au lieu de 3 personnes laisse un goût amer.
Non pas dans le choix des athlètes, mais parce qu’il reste au fond cette petite musique qui dit que l’ensemble manque de clarté. Les règles de la FFA ont été suivies. Mais elles sont opaques, peu connues du grand public qui reste sur l’idée que les deux premiers doivent être sélectionnés. Alors 4 noms au lieu de 2, cela laisse un petit malaise, même s’il ne repose sur rien.
L’importance donnée à la seule course des championnats de France focalise l’attention sportive et médiatique sur un grand événement. Mais le revers de la médaille peut avoir de lourdes conséquences comme cette semaine. Une sélection ouvertement basée sur un ensemble de résultats, et non sur un seul, comme la FFA le fait déjà, semble être une réponse plus intéressante. Mais pour cela, il faudrait communiquer avec plus de clarté !
Finalement, la sélection de l’équipe de France de trail tente de concilier deux visions, deux attentes. Mais tant que les règles ne seront pas clairement établies, lisibles par le grand public, la situation pourra se reproduire et laisser à nouveau cette même petite musique insidieuse qui n’a pas lieu d’être.






