En 2026, tous les regards se tournent vers deux modèles très attendus par les coureurs et les amateurs de sports outdoor : la Garmin Fenix 9 et la potentielle Garmin Enduro 4.
Ces deux montres incarnent le haut de gamme du segment trail et ultra-endurance, et leur éventuelle sortie cette année suscite de nombreuses spéculations. Après un millésime 2025 marqué par l’extension des écrans AMOLED et l’arrivée de la connectivité LTE sur plusieurs références, Garmin semble désormais prêt à consolider sa domination sur le marché avec une nouvelle génération de montres plus autonomes, plus légères et toujours plus intelligentes. Voici ce que l’on peut raisonnablement attendre de la marque en 2026.
Montre Garmin Fenix 8 Pro AMOLED Sapphire Titane en vente sur i-run
Toutes les nouveautés Garmin attendues en 2026
Vivosmart 6 : le bracelet sportif adopte le GPS intégré
Le Vivosmart 6 est attendu comme l’un des premiers lancements hardware de 2026. Contrairement aux précédents modèles qui utilisaient le GPS connecté via smartphone, cette nouvelle version devrait embarquer un GPS intégré. Destiné à un usage quotidien (marche, course, cyclisme, natation ou même activités en fauteuil roulant), ce bracelet pourrait séduire les coureurs occasionnels ou ceux qui veulent un suivi simple sans montre imposante.
LTE et satellite : des communications plus larges sur la gamme
Après l’apparition de la connectivité LTE et de la messagerie satellite sur des modèles haut de gamme comme la Fenix 8 Pro, Garmin devrait étendre ces technologies à d’autres montres en 2026. Des références intermédiaires comme la Venu 4+ ou la Forerunner 975 pourraient recevoir le LTE, tandis que la communication satellite restera probablement l’apanage des modèles outdoor premium, en raison des contraintes d’antenne, de consommation et de coût.
Forerunner 170 : du renfort dans l’entrée de gamme
Un successeur possible à la Forerunner 165, baptisé Forerunner 170, pourrait faire son apparition en 2026. Ce modèle viserait à combler l’écart entre les montres d’entrée de gamme et celles de milieu de gamme, en intégrant des fonctions comme des animations d’exercices, le suivi du statut de santé, des sessions de coaching running, la compatibilité vélo et des alarmes intelligentes. La cartographie, la lampe torche ou les fonctions de sécurité avancées resteront en revanche réservées aux modèles plus haut de gamme.
Descent Mk4 : la montre de plongée qui emprunte aux outdoor
La gamme Descent, orientée initialement vers la plongée, pourrait être actualisée avec une version Mk4. Cette montre devrait hériter de plusieurs technologies de la plateforme Fenix, avec un écran AMOLED plus lumineux, un capteur cardio de génération 5, la compatibilité avec les satellites BeiDou et QZSS, ainsi que des fonctions sportives étendues (triathlon, force, économie de course, méditation, suivi du sommeil, etc.). Si les caractéristiques d’étanchéité le permettent, une lampe torche et un haut-parleur pourraient également être intégrés.
Fenix 9 : une évolution ciblée et attendue
La Fenix 9 est pressentie pour une sortie à la fin de l’été ou au début de l’automne 2026. Plutôt que de révolutionner la série, ce modèle devrait affiner les technologies introduites avec la Fenix 8 Pro en améliorant l’autonomie et en réduisant l’épaisseur du boîtier malgré les fonctions LTE et satellite. Un processeur plus performant pourrait rendre l’interface plus fluide, tandis que l’écran MicroLED pourrait se généraliser à des formats plus compacts. Côté santé, l’entrée d’un capteur Elevate de génération 6 permettrait d’ajouter des métriques avancées, y compris des estimations de pression artérielle (non médicales).
MARQ Gen 3 : luxe et technologies avancées
La troisième génération de la gamme MARQ est attendue en 2026. Cette série premium pourrait intégrer les technologies les plus récentes (issues de la Fenix 9 ou d’autres plateformes haut de gamme) dans des boîtiers en matériaux nobles comme le titane, l’acier damassé ou le carbone. Une version hybride combinant aiguilles analogiques et fonctions connectées pourrait également voir le jour, renforçant la position de la ligne MARQ sur le segment des montres de luxe connectées.
Mise à jour logicielle : plus de cohérence et d’intelligence
Les mises à jour logicielles déjà en bêta sur certaines montres annoncent la couleur pour 2026. Garmin mise sur un environnement plus cohérent et personnalisable, avec un Battery Manager centralisé, un suivi du sommeil plus intelligent, une interface affinée, des commandes vocales améliorées et des plans d’entraînement adaptatifs via Garmin Coach. La planification de parcours deviendrait plus intuitive, et l’affichage des données santé serait plus lisible et mieux intégré.
Plutôt que de marquer un tournant radical, 2026 devrait être l’année de l’extension des capacités récentes à une plus grande partie de la gamme Garmin Les technologies comme le LTE, la messagerie satellite, les nouveaux capteurs cardio et les outils d’entraînement intelligents se diffuseront progressivement des modèles haut de gamme vers des segments plus accessibles. Cette stratégie de continuité vise à répondre à un public toujours plus exigeant et segmenté, qu’il s’agisse de sportifs occasionnels, de coureurs réguliers ou d’amateurs d’ultra‑distance.
En résumé, si les nouveautés Garmin sont attendues en 2026, la stratégie de la marque commence à peser
Sur le plan technique, l’année 2026 s’annonce prometteuse chez Garmin. La Fenix 9, attendue pour la rentrée, pourrait marquer une nouvelle étape dans la gamme outdoor, avec un design affiné, une autonomie prolongée et des capteurs plus précis. De son côté, l’éventuelle Enduro 4 serait logiquement positionnée sur l’ultra-endurance pure, avec un retour en force des écrans MIP basse consommation, plébiscités par les traileurs.
Mais au-delà des spécifications techniques, c’est surtout la stratégie globale de Garmin qui suscite des interrogations. Après avoir introduit un abonnement payant pour débloquer certaines fonctions sur ses montres GPS, la marque prépare un nouveau virage : le lancement d’un bracelet sans écran. Un dispositif à porter de façon continue, de jour comme de nuit, censé offrir un confort supérieur et des données plus fines.
Le problème, c’est que ce bracelet ne remplace pas une montre. Il vient en complément. Pour suivre son entraînement et ses performances sportives, il faudra toujours une montre GPS. Et pour optimiser sa récupération, un deuxième appareil, plus discret, à porter au quotidien et pour dormir. À cela s’ajoute un abonnement mensuel pour accéder à certaines données santé ou prédictions de course. Résultat : trois couches de dépense pour un seul usage : mieux courir.
Chez uTrail, on observe cette évolution avec scepticisme. Garmin a longtemps incarné l’idée d’un outil unique, robuste, endurant et complet. Aujourd’hui, l’athlète est poussé à acheter plus, pour faire la même chose. Un appareil pour courir, un autre pour dormir, un abonnement pour analyser. Ce morcellement technologique fait peut-être sens dans une logique de marché… mais beaucoup moins dans l’esprit du trail.
Quand la technologie empiète sur la simplicité, et que l’entraînement devient dépendant d’un écosystème fragmenté, c’est peut-être le moment de se demander si l’on court pour se dépasser… ou pour nourrir une machine commerciale.






