Ecouter cet article sur la nouvelle aventure de Mathieu Blanchard
Un an après avoir triomphé sur la Yukon Arctic Ultra, Mathieu Blanchard s’attaque à un nouveau défi polaire. Cette fois, c’est la Suède qui l’attend, avec la Lapland Arctic Ultra au départ d’Överkalix, le 1er mars 2026. Une aventure de 500 kilomètres dans le Grand Nord, avec la même exigence, mais un terrain bien différent.
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Mathieu Blanchard a construit sa victoire sur la Yukon Arctic 2025 comme un récit d’aventure
En février 2025, Blanchard avait marqué les esprits en remportant l’épreuve de 600 km de la Yukon Arctic Ultra. Une course menée dans un froid extrême, en autonomie complète, où chaque décision pouvait faire basculer l’issue.
Ce qui a fait la différence ? Sa capacité à transformer l’effort physique en narration forte.
Du plateau de « Quotidien » au grand écran : le Yukon devenu objet médiatique
Le succès du Yukon a propulsé Blanchard hors du cercle des initiés. Invité sur le plateau de l’émission Quotidien sur TMC, il raconte son expérience à un public large, loin des sphères du trail. Très vite, le récit se transforme en projet cinématographique. L’Appel du silence devient un film, accompagné d’une tournée où Blanchard et l’équipe du documentaire viennent à la rencontre du public. L’objectif est clair : faire vivre l’histoire au-delà de la performance sportive, ancrer l’effort dans une dimension émotionnelle et universelle.
Lapland Arctic Ultra 2026 : un nouveau terrain, une autre stratégie
La Lapland Arctic Ultra se déroulera du 1er au 11 mars 2026, avec un format long de 500 km. Plusieurs distances seront proposées, mais Blanchard devrait s’aligner sur la plus exigeante. Contrairement à la Yukon, cette course adopte un parcours en boucle, avec départ et arrivée à Överkalix, dans le nord de la Suède. Ici, les coureurs progressent principalement sur des pistes damées pour motoneiges. L’organisation repose sur un système de checkpoints, avec la possibilité de dormir ponctuellement en abri ou de bivouaquer. L’autonomie reste centrale, mais la logistique diffère sensiblement de celle du Yukon, davantage marquée par l’isolement total entre les bases de vie. Côté météo, la Lapland n’a rien à envier au Canada. Les températures peuvent descendre jusqu’à -35 °C. Un froid moins extrême qu’au Yukon (où le thermomètre flirte parfois avec les -50 °C), mais suffisamment brutal pour rendre chaque détail – chaussures, gants, humidité, ravitaillement – crucial. Dans ce contexte, la gestion du sommeil, de l’alimentation et du matériel devient le cœur de la stratégie.
En résumé, pour Mathieu Blanchard, l’enjeu se sera pas de “rejouer” le Yukon.
Le format est plus court, le terrain plus roulant, mais l’exigence reste intacte. Il ne s’agit pas d’accélérer, mais de durer. Les victoires dans ces courses ne se construisent pas en sprintant, elles se bâtissent sur des routines impeccables : s’alimenter malgré le froid, rester lucide malgré la fatigue, anticiper chaque coup dur, ne jamais laisser une douleur devenir un abandon. C’est exactement sur ce terrain-là – celui de la discipline, de la répétition, de la résilience – que Blanchard a fait la différence en 2025. C’est là qu’il tentera, une nouvelle fois, de faire la trace. Pas pour répéter l’histoire, mais pour en écrire une autre. En Suède cette fois.





