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Mathieu Blanchard : pourquoi ses dernières déclarations dérangent

10 février 2026
dans EDITO
Mathieu Blanchard



Dans le dernier épisode de Safe Pace présenté par Hugo Clément, Mathieu Blanchard, l’un des meilleurs ultra-traileurs du monde, et Conrad Colman, double finisher du Vendée Globe, racontent leur traversée de l’Atlantique en duo lors de la Transat Café L’Or.

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  • Les 5 déclarations borderline de Mathieu Blanchard
    • « Quand on souffre on trouve le plaisir » (35:30 – 36:10)
    • Il a encore mal à la côte… mais repart pour un 300 km en Laponie (4:31 – 5:14)
    • Mathieu Blanchard privilégie la longévité à la performance
    • « C’est hyper égoïste, ce qu’on fait » (44:20 – 45:08)
    • « Les secours sont là pour venir chercher des personnes à secourir » (50:49 – 51:22)
  • En résumé, ce que dit Mathieu Blanchard nous dérange… parce que ça parle de nous
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Dix-neuf jours en mer, des tempêtes, des pannes techniques, des moments de doute… et une expérience humaine radicale, filmée dans Convergence, disponible sur la plateforme Uptrack, partenaire de l’épisode.

Mais au-delà du récit d’aventure, une question plus profonde émerge : pourquoi de plus en plus d’athlètes quittent les compétitions balisées pour se lancer dans des projets sauvages, hostiles, imprévisibles ? Pourquoi ressentent-ils ce besoin d’aller plus loin, plus froid, plus risqué ? Où se situe la frontière entre dépassement de soi et mise en danger ?

Dans ce dialogue intense, Blanchard dit des choses rares. Il parle de souffrance assumée, de solitude choisie, de longévité priorisée sur la performance, de mensonges protecteurs envers ses proches. Il affirme même que prendre des risques fait partie du contrat.

Et c’est peut-être cela qui dérange : cette façon qu’il a de poser des mots bruts sur des vérités inconfortables. Parce qu’à travers ses réponses, c’est notre propre rapport à l’effort, au confort, au risque et à la liberté qu’il met en lumière.

Les 5 déclarations borderline de Mathieu Blanchard

« Quand on souffre on trouve le plaisir » (35:30 – 36:10)

À partir de 35 minutes 30, le ton change. On ne parle plus de voile ni de performance. On parle de rapport intime à l’effort. Mathieu Blanchard assume une phrase qui peut déranger : la souffrance fait partie du “package”. Il ne dit pas qu’il recherche la douleur pour la douleur. Il explique que la souffrance est une émotion forte, et que ce sont les émotions intenses qui donnent du relief à la vie.

À 36 minutes 04, il précise même que « quand tu souffres, ça imprime des souvenirs forts ». Il évoque une courbe émotionnelle, une sinusoïde. Le confort, selon lui, aplatit cette courbe. L’inconfort la fait monter. Cette vision peut heurter une époque qui valorise l’équilibre, la récupération, la gestion fine de la charge. Lui assume un autre référentiel : l’intensité prime sur la neutralité.

Quand on lui demande s’il n’y a pas une forme de masochisme dans ce discours (36:15), il répond que tout dépend du point de vue. Nous sommes tous le “maso” de quelqu’un. Le sédentaire trouve le marathon excessif. Le marathonien trouve le 600 km polaire excessif. La limite est toujours relative. Ce relativisme assumé participe à ce qui dérange.

Il a encore mal à la côte… mais repart pour un 300 km en Laponie (4:31 – 5:14)

À 4 minutes 31, Mathieu Blanchard lâche une information qui passe presque inaperçue : « Deux mois et demi après, j’ai encore mal à l’arrière de mon dos. Je me suis pété une côte. » Il raconte ensuite la scène (4:56 – 5:14). Un grain frappe le bateau. Il dort. Le filet de la bannette est mal bloqué. Il vole et percute violemment l’intérieur du voilier en carbone. Fracture.

Ce qui interroge n’est pas l’accident. C’est la suite. Malgré cette blessure encore douloureuse, il enchaîne. La Lapland Arctic Ultra approche. Cinq cents kilomètres dans le froid suédois. Températures négatives. Autonomie partielle. Il n’attend pas d’être totalement “remis” pour repartir.

Ce choix soulève une question de fond : jusqu’où peut-on jouer avec le corps sans hypothéquer l’avenir ? Il ne dramatise pas. Il ne minimise pas non plus. Il constate. Il accepte. Cette normalisation de la fragilité corporelle dans un contexte extrême participe à l’impression de ligne fine entre engagement et entêtement.

Mathieu Blanchard privilégie la longévité à la performance

C’est probablement la déclaration la plus structurante de l’épisode. À partir de 29 minutes 24, Mathieu Blanchard développe une idée qui tranche avec le modèle dominant du sport professionnel. Il explique qu’il vise avant tout la longévité. Il rappelle qu’il a commencé le trail à 30 ans, un âge où d’autres prennent leur retraite sportive. Il ne veut pas brûler ses cartouches trop vite.

Il compare explicitement (29:47) avec le cyclisme ou le triathlon où, selon lui, les athlètes sont « pressés comme des citrons », enchaînant stages, compétitions et obligations médiatiques. À 30 minutes 16, il insiste : l’usure n’est pas seulement physique, elle est mentale.

Plus loin, à 32 minutes 36, il va encore plus loin en affirmant qu’il aime revenir “à la ramasse” après une aventure pour ressentir à nouveau la progression. Il revendique la descente volontaire du plateau de performance pour mieux reconstruire. Dans une culture de la constance et de l’optimisation permanente, cette acceptation de la régression temporaire peut sembler contre-intuitive, voire provocante.

« C’est hyper égoïste, ce qu’on fait » (44:20 – 45:08)

À 44 minutes 20, il aborde frontalement le sujet des proches. Il parle de sa compagne, de ses parents, de l’entourage. Il prononce le mot : égoïste. Si l’aventure tourne mal, ce sont les autres qui restent avec les conséquences. Il ne cherche pas à édulcorer.

Il explique ensuite qu’il filtre les informations (44:44 – 45:01). Il ne détaille pas les températures, les risques, les tempêtes. Il protège. Mais il se protège aussi lui-même, implicitement. Trop penser au risque pourrait freiner l’engagement.

Cette lucidité, loin d’être cynique, met en lumière la tension permanente entre passion individuelle et responsabilité collective. C’est précisément cette tension, assumée sans faux-semblant, qui peut mettre mal à l’aise.

« Les secours sont là pour venir chercher des personnes à secourir » (50:49 – 51:22)

C’est sans doute la phrase la plus sensible. À 50 minutes 49, interrogé sur les critiques visant les aventuriers qui mobilisent des secours en cas d’accident, il répond qu’il existe toujours un “filet” intérieur, une limite intuitive à ne pas franchir. Puis il ajoute : « Les secours sont là pour venir chercher des personnes à secourir. S’il n’y a personne à secourir, il n’y a plus de secouristes. »

Sortie de son contexte, la phrase peut choquer. Dans l’épisode, elle s’inscrit dans une réflexion plus large sur la culpabilisation des pratiquants et sur la nécessité de ne pas hésiter à appeler à l’aide. Il ne banalise pas le danger. Il rappelle simplement que le risque zéro n’existe pas dans les milieux naturels extrêmes.

Cette acceptation du risque, articulée à une forme de responsabilité personnelle, dessine une ligne de crête délicate. C’est cette ligne qui alimente le débat.

En résumé, ce que dit Mathieu Blanchard nous dérange… parce que ça parle de nous

Ce que dit Mathieu Blanchard dérange moins par la radicalité apparente de ses propos que par la sincérité avec laquelle il expose ses contradictions. Il ne cherche pas à provoquer, il ne se pose pas en modèle, il ne dramatise pas non plus son parcours. Il raconte simplement ce qu’il vit, ce qu’il ressent et ce qu’il choisit, et c’est précisément cette absence de filtre qui crée le malaise chez certains auditeurs. En parlant de souffrance comme d’une émotion structurante, en reconnaissant l’égoïsme inhérent à toute quête extrême, en assumant le risque comme une composante indissociable de l’aventure, il met en lumière une tension que beaucoup de pratiquants connaissent intimement sans toujours oser la formuler.

Car derrière ses mots, c’est notre propre rapport à l’endurance qui se dessine. La volonté de durer sans renoncer à l’intensité. L’envie de se dépasser tout en protégeant ceux qui nous entourent. Le désir de liberté confronté à la responsabilité. La recherche d’émotions fortes dans une société qui valorise le contrôle et la sécurité. En assumant ces paradoxes, Blanchard ne donne pas de réponse définitive ; il expose une équation instable entre performance, image publique, équilibre personnel et fidélité à soi-même.

Ce qu’il incarne finalement, c’est la complexité contemporaine du sportif d’endurance, pris entre l’exigence de résultats, la pression médiatique, la quête de sens et la conscience des risques. Si ses déclarations provoquent des réactions, c’est sans doute parce qu’elles dépassent le simple cadre du trail pour toucher à quelque chose de plus universel : la manière dont chacun compose avec ses propres contradictions. Et c’est peut-être là que réside le véritable inconfort, non pas dans ses choix, mais dans le reflet qu’ils renvoient.

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Mention éditoriale
cet article est rédigé de bonne foi, dans le respect de la vie privée et des engagements professionnels de l’athlète mentionné. Il ne contient aucune intention de dénigrement à l’égard de ses partenaires.

 

Auteur : Axelle Anne, de la redac

 

Tags: videoMathieu Blanchardauteur : Axelle Anne
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