Le Marathon de Paris n’est pas seulement une course populaire avec 60 000 coureurs au départ.
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C’est aussi une bataille de très haut niveau, où les meilleurs marathoniens viennent chercher une victoire de prestige sur un parcours exigeant. Cette année encore, le plateau élite promet une course dense, stratégique et potentiellement explosive.
Entre les références africaines capables de courir sous les 2 h 05 et une équipe de Français en pleine progression, la question est simple : qui peut vraiment gagner dimanche ?
Les favoris du marathon de Paris 2026 : hommes, Français et des dames
Chez les hommes : une victoire qui devrait se jouer en moins de 2 h 06
Le favori numéro un sur la ligne de départ s’appelle Kinde Atanaw. L’Éthiopien n’est pas le plus médiatisé, mais son chrono de 2 h 03 min 51 s réalisé à Valence reste une référence énorme. Sur le papier, c’est lui qui possède la meilleure carte pour contrôler la course et faire exploser le peloton dans les derniers kilomètres.
Mais Paris n’est pas Valence. Le parcours est plus technique, moins roulant, et impose une vraie gestion de course. C’est là que Leul Gebresilase peut tirer son épingle du jeu. Lui aussi Éthiopien, avec un record en 2 h 04 min 02 s, il a l’expérience des grandes courses et surtout la capacité à s’adapter à des scénarios moins linéaires.
Derrière ces deux références, la course pourrait se décanter sur un jeu d’attente. Si le rythme n’est pas assez rapide dans la première moitié, plusieurs outsiders pourraient revenir dans la bataille dans le final.
Les Français : pas favoris, mais dangereux
Côté français, le scénario est plus subtil. Aucun Tricolore ne part avec l’étiquette de favori pour la victoire, mais plusieurs peuvent jouer un rôle important dans la dynamique de course.
Félix Bour est sans doute le plus intrigant. Capable de courir en 2 h 06 min 40 s, il arrive avec un profil de coureur complet, capable de tenir un rythme élevé mais aussi de résister sur un parcours exigeant. Sa victoire récente sur les championnats de France de cross montre qu’il a un vrai moteur, ce qui peut faire la différence à Paris.
Emmanuel Roudolff-Levisse arrive lui avec une progression impressionnante. Passer sous l’heure au semi-marathon change tout dans une carrière. Sur marathon, cela peut se traduire par un cap franchi, et pourquoi pas une performance proche des meilleurs internationaux si la course s’ouvre.
Jason Pointeau, plus régulier, semble légèrement en retrait sur le papier, mais son expérience et sa gestion de course peuvent lui permettre de remonter dans le classement si les favoris explosent.
Pour les Français, l’objectif reste réaliste : un top 10, voire mieux si la course devient tactique.
Chez les femmes : une hiérarchie plus ouverte qu’il n’y paraît
La course féminine pourrait être plus indécise que celle des hommes. Sur le papier, la Kényane Magdalyne Masai arrive avec le meilleur chrono, en 2 h 18 min 58 s. Elle possède une vraie marge sur ses concurrentes et pourrait imposer un rythme élevé dès le départ.
Mais derrière elle, la concurrence est réelle. Sharon Chelimo et Enatnesh Tirusew ont les armes pour suivre, voire pour profiter d’un éventuel coup de moins bien. Sur marathon, la régularité et la gestion sont souvent plus importantes que le record personnel.
Les Françaises peuvent-elles créer la surprise ?
C’est probablement là que la course devient la plus intéressante.
Mekdes Woldu, co-détentrice du record de France, arrive avec une forme solide et des références récentes sur semi-marathon qui la placent parmi les athlètes à suivre. Sur un parcours comme Paris, battre son record serait déjà un exploit, mais elle peut clairement viser un très gros résultat.
Méline Rollin, de retour après des blessures, reste une inconnue. Son niveau intrinsèque est élevé, mais tout dépendra de sa capacité à tenir la distance après une préparation perturbée.
Mélody Julien, de son côté, arrive avec énormément de compétition dans les jambes. Cela peut être une force comme une faiblesse. Si elle tient, elle peut surprendre. Si elle craque, la course pourrait être plus compliquée.
En résumé, le marathon de Paris 2026 va se jouer sur la gestion
Le Marathon de Paris ne se gagne pas uniquement avec un chrono. Le parcours impose une vraie lecture de course, notamment avec les passages en faux plats, les relances et les portions moins roulantes.
C’est là que la différence peut se faire. Les favoris africains ont les meilleures références, mais les coureurs capables de s’adapter pourraient créer la surprise.
Dans une course où le rythme peut varier et où la gestion devient centrale, Paris reste l’un des marathons les plus imprévisibles du circuit.
Sur le papier, les favoris sont identifiés. Mais dans la réalité, tout dépendra du scénario de course.
Si le rythme est élevé dès le départ, les meilleurs chronos devraient parler. Si la course se bloque ou devient tactique, alors les cartes seront redistribuées.
Et c’est précisément ce qui rend ce Marathon de Paris aussi intéressant à suivre : une course où rien n’est jamais totalement écrit.
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