Le guerrier est de retour. Quatre mois après sa troisième victoire sur le Tor des Glaciers, Sébastien Raichon s’élance ce dimanche 11 janvier 2026 à 9 h sur l’une des courses les plus dures au monde, la Winter Spine Race.
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La Winter Spine Race c’est 430 kilomètres, plus de 10 800 m de dénivelé positif sur un tracé intégral sur le Pennine Way.
Le Pennine Way c’est le GR historique de l’Angleterre, long de plus de 430 km et souvent présenté comme le « GR20 britannique » : une traversée sauvage qui relie le Peak District aux portes de l’Écosse, l’équivalent d’une grande traversée alpine en plein hiver, entre les villages d’Edale et de Kirk Yetholm. Le tout en plein hiver britannique, sans balisage continu, en semi-autonomie, avec neige, vent, pluie, boue et tourbières comme décor permanent. Une aventure d’ultra-endurance pure, à suivre quasiment en temps réel.
Comment suivre la Winter Spine Race 2026 en direct live
Le tracking
Le moyen principal pour suivre Sébastien Raichon est le live tracking GPS officiel de l’organisation. Chaque coureur porte une balise permettant de visualiser sa position, sa vitesse, ses arrêts et ses passages aux points de contrôle.
C’est ce système qui alimente le fameux « dot watching » : on observe les petits points avancer lentement sur la carte du Pennine Way, on devine les phases de sommeil, les coups de moins bien, les relances nocturnes, les passages sous la tempête. Sur la Winter Spine, il n’y a pas d’images en continu, le scénario de la course s’écrit presque uniquement à travers ces points qui progressent dans le froid.
Les réseaux sociaux
L’organisation publie régulièrement des informations, photos, vidéos, interviews et points de situation sur ses canaux officiels :
- Facebook : https://www.facebook.com/TheSpineRac
- Instagram : https://www.instagram.com/spinerace
- YouTube : https://www.youtube.com/@SpineRace
Chaque soir, des résumés vidéo et des images du terrain permettent de mettre des visages et des conditions réelles derrière les points du tracking.
Quel jour (date et heure) va se courir la Montane Winter Spine Race
Le départ de la Winter Spine Race est donné dimanche à 8 h heure britannique, soit 9 h en France, depuis le village d’Edale, dans le Peak District. Les coureurs disposent d’un temps maximal de 168 heures, soit 7 jours, pour rejoindre Kirk Yetholm, à la frontière écossaise.
Selon la météo et l’état du terrain, les premiers peuvent franchir la ligne d’arrivée en trois à quatre jours, tandis que la majorité des finishers lutte jusqu’aux dernières barrières horaires.
Les favoris de la Montane Winter Spine Race

Sébastien Raichon figure parmi les hommes les plus attendus pour cette édition.
Son profil d’aventurier, sa capacité à enchaîner les efforts de plusieurs jours et sa récente démonstration sur le Tor des Glaciers en font un candidat crédible au podium.
Il retrouvera notamment John Kelly.
John Kelly est une légende de l’ultra-endurance, triple finisher de la Barkley, vainqueur de la Winter Spine en 2020, déjà double détenteur du record du Pennine Way, et parfaitement à l’aise dans les formats hivernaux en autonomie.
Chez les femmes, la référence récente reste Claire Bannwarth, double gagnante en 2023 et 2024, même si chaque édition de la Spine réserve son lot de surprises, dictées autant par la météo que par la gestion du sommeil. Elle est inscrite sur la start list mais a annoncé sur ses réseaux devoir porter une botte orthopédique pendant encore 4 semaines.
Chrono estimé, quand arriver se finir la Montane Winter Spine race 2026
Sur le papier, le parcours affiche environ 430 km pour plus de 10 700 m de dénivelé positif. Dans la réalité, la difficulté tient surtout à la nature du terrain, souvent détrempé ou gelé, au froid, au vent, à la neige possible et à la navigation de nuit sur des plateaux totalement exposés.
En conditions « correctes », un vainqueur peut viser un temps autour de 3 à 4 jours. Lorsque l’hiver se montre plus hostile, avec tempêtes, congères et tourbières transformées en champs de boue, la course bascule plutôt vers 4 à 5 jours pour les meilleurs, et bien au-delà pour une grande partie des finishers.
Les références récentes donnent un bon ordre d’idée. En 2025, Kim Collison s’est imposé en 82 h 46 min, devant Dave Phillips en 85 h 58 min et Tiaan Erwee en 86 h 05 min, tandis que Lucy Gossage, première femme, a bouclé l’épreuve en 87 h 41 min. Autrement dit, malgré des conditions hivernales déjà très sévères, les leaders ont mis un peu moins de quatre jours pour parcourir l’intégralité du Pennine Way.
Dans ce contexte, pour Sébastien Raichon, rompu aux ultras très longs et à la gestion de l’effort en autonomie, un chrono compris entre 3 jours et demi et 5 jours apparaît réaliste, selon la météo, l’état du terrain et la capacité à encaisser le froid, la privation de sommeil et la navigation dans les tourbières anglaises.
Avec un départ fixé au dimanche 11 janvier 2026 à 9 h, un temps proche de celui du vainqueur 2025 placerait une arrivée théorique autour du mercredi 14 janvier vers 20 h. Si les conditions se dégradent et que la course s’étire vers 90 à 100 heures d’effort, l’arrivée se jouerait plutôt entre le jeudi 15 janvier au petit matin et la fin de journée. Autrement dit, c’est entre mercredi soir et jeudi qu’il faudra surveiller de près le live tracking pour voir le point final apparaître à Kirk Yetholm.
Particularités de la course
La Winter Spine Race est souvent décrite comme la « Barkley britannique ». Elle se court non-stop, sans étapes, sans balisage permanent, en semi-autonomie. Les coureurs doivent gérer seuls leur navigation, leur sommeil, leur alimentation et leur sécurité entre des points de contrôle très espacés.
Le parcours suit intégralement le Pennine Way, à travers le Peak District, les Yorkshire Dales, le Northumberland et les Cheviots, des zones exposées où les conditions hivernales peuvent devenir sévères : températures négatives, vents violents, blizzard, brouillard, pluie verglaçante, sols gorgés d’eau et longues sections de tourbières.
La privation de sommeil fait partie intégrante de la course. Beaucoup d’athlètes dorment par micro-siestes, parfois assis dans un abri, parfois à même le sol, parfois pas du tout pendant plus de quarante-huit heures. C’est cette combinaison de distance, de froid, d’isolement et de lucidité fragile qui fait de la Winter Spine l’une des épreuves les plus extrêmes du calendrier mondial de l’ultra-trail.
Dimanche matin, un point commencera à avancer lentement vers le nord de l’Angleterre. Derrière ce point, il y aura un homme, un sac chargé, des kilomètres de nuit, de vent et de silence. Et toute une communauté de dot watchers pour suivre, heure après heure, l’un des plus grands défis de l’hiver en ultra.
Winter Spine, Arctic Spine : attention à la confusion
La Winter Spine Race courue par Sébastien Raichon se déroule en Angleterre, sur le Pennine Way, entre Edale et Kirk Yetholm.
Il s’agit d’une course à pied hivernale, en rando-course, sans skis ni pulka. Les athlètes avancent en courant ou en marchant vite, avec un sac chargé, en semi-autonomie, dans la neige, la boue, le vent et la pluie, parfois par températures négatives, mais toujours sur sentier.
L’Arctic Winter Spine Race, appelée officiellement Montane Arctic Spine Race, est une épreuve totalement différente.
Elle se déroule en Laponie, sur le Kungsleden, et relève de l’expédition polaire. La progression s’y fait en ski de fond ou en raquettes, en tirant une pulka, par des températures pouvant descendre sous les –30 °C.
En résumé : la Winter Spine est un ultra-trail hivernal à pied en Angleterre ; l’Arctic Spine est une traversée polaire en ski et pulka dans le Grand Nord. Même esprit d’aventure, même organisation, mais pas du tout la même discipline.
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