1 coureur sur 2 a des conduites dopantes, et 1 sur 6 se dope!
Ces chiffres ne sont pas nouveaux, mais ils m’interpellent toujours autant. Sur l’UTMB en 2017, un grand échantillon de coureurs amateurs a été testé et les résultats sont fous. Ils montrent que le dopage en trail est un phénomène discret mais bien réel.
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Longtemps perçu comme un sport proche de la nature et éloigné des problématiques du sport professionnel, le trail n’échappe pourtant pas aux soucis de dopage. Avec la popularité du trail et sa
L’ultra-trail est une discipline en pleine évolution avec du dopage à tous les niveaux
Le trail, et en particulier l’ultra-trail, attire aujourd’hui des milliers de participants. L’UTMB, créé en 2003, est devenu une référence mondiale avec des parcours extrêmes notamment sa course phare : 175 km autour du massif du Mont-Blanc.
Cette évolution s’accompagne aussi d’une professionnalisation : sponsors, élites internationales, et enjeux financiers. Or, comme dans d’autres sports d’endurance, cette transformation crée un terrain favorable pour
Une étude choc menée sur l’UTMB
L’une des études les plus marquantes sur le dopage est l’étude intitulée « Prévalence de l’usage de médicaments chez les athlètes d’ultra-endurance », réalisée lors de l’édition 2017 de l’UTMB.
Des échantillons d’urine ont été collectés anonymement au départ des courses, chez des coureurs lambda, et 412 prélèvements ont été analysés.
Les résultats sur le dopage pendant l’UTMB sont assez fous :
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49,8 % des coureurs avaient consommé au moins une substance médicamenteuse
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16,3 % présentaient des substances interdites par l’Agence mondiale antidopage (AMA)
En résumé, 1 coureur sur 2 avait consommé un ou plusieurs médicaments, et pour 1 coureur sur 6 c’était un produit interdit car dopant (amphétamines, stéroïdes, anabolisants…) !
Ces chiffres montrent que le phénomène dépasse largement les quelques cas médiatisés chez les élites, comme on a pu le voir par exemple avec la kenyane Chepngeno contrôlée positive après avoir gagné au Sierre-Zinal.
Dopage ou “conduites dopantes” en ultra-trail, la frontière est floue
Le trail se caractérise par une particularité importante : la présence d’une frontière mince entre dopage strict et pratiques tolérées.
Un dopage avéré, c’est un cas confirmé officiellement de dopage. Cela signifie qu’il existe une preuve claire, comme un contrôle antidopage positif (avec la présence d’une substance interdite) ou une méthode interdite détectée. Il entraîne généralement des sanctions disciplinaires (suspension, retrait de titres, etc.)
Une conduite dopante, c’est la consommation de produits autorisés mais détournés (anti-inflammatoires, antalgiques, somnifères…). Ce n’est pas forcément illégal ni sanctionné immédiatement, mais ça peut être dangereux pour la santé.
Cette conduite dopante est une pratique fréquente, notamment pour gérer la douleur, lutter contre la fatigue, et améliorer la récupération. Qui n’a jamais pris de doliprane sur un trail pour essayer d’atténuer de légères douleurs musculaires ?
Un coureur sur 2 prend des médicaments sur ultra, comment l’expliquer ?
L’étude de l’UTMB met en évidence une forte utilisation de médicaments “courants” tels que les anti-inflammatoires, les
Dans le trail, où les contraintes physiques sont énormes (fatigue, blessures, troubles digestifs…), ces substances deviennent parfois un “outil de survie”.
Mais leur usage massif interroge, car en utilisant une automédication il y a un risque pour la santé (notamment des risques liés à la consommation d’anti-inflammato
Cette consommation de médicaments n’est pas toujours sanctionnab
Une menace pour l’éthique du trail ?
Le trail s’est construit autour de valeurs telles que le respect de la nature et le dépassement de soi. La révélation de l’existence de ce phénomène de dopage remet en question ces valeurs.
Ce phénomène peut aussi amener de la suspicion autour de certaines performances, mai
Le dopage en trail est donc une réalité qui reste encore mal chiffrée. L’étude menée lors de l’UTMB en 2017 a permis de montrer que cette pratique était plus répandue qu’on ne le pensait, notamment sous forme de consommation de médicaments.
Cette étude date d’il y a 9 ans. Avec la montée en puissance du trail ces dernières années, il serait intéressant de refaire ce genre d’étude. Je pense que les chiffres seraient encore plus inquiétants ! Le dépassement de soi et l’envie de pousser toujours plus loin son corps ne doivent pas donner lieu à des comportements à risque.
Entre dopage avéré et conduites dopantes, la frontière est floue mais pose des questions pour l’avenir : il faudrait renforcer les contrôles et surtout sensibiliser
Source
- étude ici






