Ce n’est plus une surprise, les traileurs sont fous… de la SaintéLyon
Ce n’est pas la première fois que l’on vous parle d’une course de grande envergure dont les dossards disparaissent en quelques heures. Mais c’est peut-être la première fois qu’une course comme la SaintéLyon voit tous ses dossards grand public partir en moins de 60 minutes.
Vous avez bien lu, moins de 1 heure pour écouler tous les dossards : stress du clic, peur de la page qui plante au pire moment, carte bancaire qui ne passe pas, pas le droit à l’erreur pour aller glisser sur les pentes humides du lyonnais en décembre !
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Les dossards de la SaintéLyon écoulés en une heure : une razzia qui confirme le statut à part de la SaintéLyon
On peut bien le dire dans tous les sens, on peut bien l’adorer comme la détester, il est indéniable que la SaintéLyon est un peu à part dans le monde des courses de trail. Un monument, une institution, c’est tout. Qu’on le veuille ou non, le mélange de la nuit, de la boue et du froid continue à faire rêver ceux qui aiment se dépasser dans le cadre d’une course très grand public et parfaitement installée dans le paysage.
Ce qui fait son succès, vous le savez très bien puisque vous avez essayé d’avoir votre dossard aussi, c’est sa place dans la culture trail. On prend son dossard à la SaintéLyon un peu comme on prend son billet de concert lorsqu’une star passe pas très loin de chez soi : il faut en être. Les mauvaises langues diront que c’est de l’affichage, les autres diront qu’ils veulent le vivre au moins une fois.
Succès de la SaintéLyon, et des autres courses
On parle toujours de la SaintéLyon, mais sans oublier que l’épreuve se divise en réalité en plusieurs distances dont la LyonSaintéLyon gagne en popularité d’année en année malgré son format typique (l’aller n’est pas chronométré).
Les formules Relais, SaintExpress, SaintéSprint, SaintéTic ont déjà épuisé leur quota de dossards. Et le temps d’écrire ces quelques lignes, les places restantes pour la LyonSaintéLyon se sont peut-être aussi envolées.
L’inscription s’est ouverte officiellement à 13 heures ce mardi, et à 14 heures, il n’y avait déjà plus de possibilité de participer à la course qui clôture le calendrier annuel des grandes courses. Cela fait forcément des déçus, entre ceux qui ne peuvent pas se libérer dans les temps, ceux qui ont connu un souci technique, et ceux qui se sont connectés à 13h02 pour se voir attribuer la 18 000e place dans la file d’attente.
Chamonix en août, Lyon en décembre : deux capitales du running, deux galères pour décrocher un dossard
En été, Chamonix devient la capitale mondiale du trail running. Et Lyon la capitale hivernale. Les deux villes voient défiler tout l’écosystème du running, entre les marques, les équipementiers, les sponsors, les athlètes, les élites, les médias, les influenceurs et la grande majorité du peloton qui fait vivre l’ensemble du système.
Et l’analogie continue avec cette folie des dossards. Certains sont prêts à sacrifier leur vie de famille et leurs économies pour accumuler les Running Stones de l’UTMB et se donner un petit pourcentage de chance supplémentaire de se faire tirer au sort. Avec la SaintéLyon, on est dans un système totalement différent et tout autant perfectible. Vous avez autant de chances d’avoir la bonne place dans la file d’attente que d’avoir la place concert au premier rang. Alors tout le monde se rue dessus, avec l’espoir d’en être. Au vu des premiers retours sur les réseaux sociaux, les déçus sont nombreux et la liste d’attente officielle pour l’échange des dossards risque de connaître encore un grand succès.
Une légende qui attire trop de monde pour son propre bien
On lit un peu partout que le trail devient élitiste, notamment en raison des prix des dossards. Mais finalement, à voir l’engouement pour les courses de la SaintéLyon comme de nombreuses autres en France, le trail n’est pas si élitiste que cela, au contraire. Il attire à lui un très large public, composé évidemment des sportifs habitués des dossards, mais aussi tout un panel de participants qui viennent découvrir le trail longue distance au travers d’une des courses les plus appréciées. On ne vient pas que pour le chrono, on vient pour se confronter à l’image que l’on se fait d’un vrai ultra-trail.
Ce succès indéniable n’est pas prêt d’être démenti. Il serait peut-être temps que l’organisation repense son système de distribution des dossards. Il reste bien quelques places avec les dossards d’entreprises et les dossards solidaires, mais ils ne représentent qu’un infime pourcentage. Voir tout le quota disparaître en moins de 60 minutes fait le buzz, participe d’une certaine viralité de la course, et joue la carte de la course “star” que tout le monde s’arrache. Mais en devenant de plus en plus inaccessible, elle prend le risque aussi de perdre son aura. 1 heure, franchement… ![]()






