Oh bien sûr, à la moindre année un peu moins performante, tout le monde du trail a voulu voir le début de la fin pour Courtney.
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On se rappelle en particulier de cette 10e place sur l’UTMB 2025, alors que tout le monde la voyait déjà tellement loin devant les autres.
Mais Courtney n’est pas juste une machine de guerre sur les sentiers, elle est avant tout une grande championne, capable de se reconstruire, de rebondir, et de mettre encore ce week-end une claque magistrale au monde du trail. Et ce n’est pas près de s’arrêter !
Courtney Dauwalter, c’est plus qu’une domination, c’est une hégémonie
Courtney Dauwalter intouchable
Le phénomène Courtney n’est pas nouveau. Elle prend vraiment une place à part auprès du grand public avec sa victoire à la Western States en 2018. C’était il y a presque 10 ans, et depuis on ne parle que d’elle. Son palmarès est fou avec 3 victoires à l’UTMB, 2 à la Western, 3 à la Hardrock et 1 Diagonale des Fous. 9 titres sur ces épreuves, équivalentes du grand chelem pour le monde du trail, c’est sans équivalent.
Si elle était déjà une star incontestable, elle est passée encore au stade supérieur avec son triplé mythique où en un même été, celui de 2023, elle a remporté à la fois la Western States, la Hardrock 100 et l’UTMB. Parlez de fatigue, d’enchaînement, elle vous répondra pain cave et victoires.
L’accroc dans un parcours parfait
Alors évidemment, cette fameuse année 2025 fut pour beaucoup l’opportunité de s’interroger sur Courtney et sa domination presque décénale. Il y a eu principalement cette 10e place à l’UTMB, célébrée comme une victoire tant elle s’est battue jusqu’au bout, là ou tant d’autres auraient arrêté les frais en cours de course. Il y a aussi cet abandon, si rare dans son vocabulaire, à la Cocodona 250 (miles !) plus tôt dans l’année 2025.
Faire tomber les idoles, enterrer une légende dès le moindre faux pas, c’est une tentation toujours grande, Mais croire que l’on a décelé avant tout le monde le premier signe avant-coureur d’un déclin à venir est une grosse erreur quand on parle de Dauwalter.
Chianti Ultra Trail by UTMB, le retour
Rappelons-le, la course s’est courue dans des conditions un peu particulières. Tout le grand public, et la presse spécialisée, attendait de voir comment Courtney allait revenir sur le devant de la scène, notamment après cette année 2025 compliquée. Elle avait choisi pour cela 120 km dans les sentiers rocheux et volcaniques de Tenerife.
La météo en a décidé autrement, la course a été annulée, et la coureuse s’est rabattue, dans l’urgence, sur les 120 km du Chianti Ultra Trail. Le terrain y est plus stable et monte moins haut en altitude. Il conserve tout de même plus de 5200 m de D+, caractérisé par un sol roulant, mais d’incessantes reprises entre les zones vallonnées.
Mais qu’importe et c’est là qu’elle fait la démonstration à la fois de son talent et de sa domination du trail : elle est arrivée première féminine. Fidèle à son habitude, elle a couru sans s’afficher, elle n’a pris la première place que dans la fin du parcours.
L’écart de chrono n’est pas immense avec ses 2 suiveuses principales, Kaspersen et Entrekin. Mais c’est suffisant pour une nouvelle victoire sur cette course où elle aurait eu toutes les raisons de ne pas briller, ou au moins de ne pas gagner. Elle a géré, elle a maîtrisé, elle a gagné.
Avec cette place de n°1, Courtney rappelle que c’est elle la boss, qu’elle n’est pas finie et qu’il n’y a aucune raison de croire que le reste de la saison va se dérouler autrement !
Une domination au-delà des chemins
Le personnage Courtney
Ce qui fait que l’on n’est pas près de voir Courtney disparaître des chemins, c’est aussi sa personnalité. Son style (on vous parle de ses shorts ?), son sourire permanent (elle a rendu cool l’idée de se brosser les dents sur un ultra), ses propos sur sa « pain cave », tout chez elle participe à en faire un personnage singulier dans le monde du trail.
On l’aime parce qu’elle semble simple, accessible, tout en réussissant des exploits fous, et des chronos qui rivalisent souvent avec ceux des hommes (10e au scratch ici au Chianti).
Courtney construit son personnage depuis des années, et aucune coureuse aujourd’hui ne semble être capable de rivaliser avec elle. Ce n’est pas une question de résultats, mais d’image.
Une puissance marketing
La domination, elle est dans le cœur. Et dans les produits. Aucune autre athlète féminine dans ce sport n’a généré une telle passion de la part des marques sportives. Evidemment, elle a de nombreux sponsors, mais surtout des produits co-brandés, c’est-à-dire à son nom.
Son nom est vendeur, son nom est exclusif. On le retrouve sur une montre Suunto, la Race S Titanium Courtney Edition. Salomon, son équipementier, propose plusieurs produits comme la veste d’hydratation Sense Pro 6, des S/LAB Genesis Edition, et bien sûr des vêtements amples, à la Courtney ! On pense aussi au Dauwaltermelon, la boisson d’hydratation signature de Tailwind.
En résumé, Dauwalter, ce n’est pas juste l’athlète qui domine son sport. C’est une sportive qui inspire, qui fédère, qui donne envie de suivre.
Et si les victoires à venir seront peut-être moins éclatantes que celles d’il y a quelques années, sa maîtrise, son expérience et son goût immodéré de la victoire assurent la présence de Dauwalter pour encore quelques années sur les podiums les plus prestigieux du monde.
On lui donne déjà rendez-vous pour la Western States au mois de juin prochain.
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