A Chamoix, seulement 11 centimètres de neige à 1 000 mètres
Selon les relevés automatiques de Météo France mis à jour ce 23 janvier à 2 h 10, il n’y a que 11 centimètres de neige à Chamonix, à 1 042 mètres d’altitude. C’est une épaisseur dérisoire pour un mois de janvier. À cette époque, les fonds de vallée devraient accueillir des dizaines de centimètres de neige tassée, assurant le bon fonctionnement des remontées mécaniques et des écoles de ski. Ce n’est plus le cas.
Plus haut, la situation est bien différente : 67 centimètres de neige au Tour à 1 500 mètres, 71 centimètres au Couvercle à 2 758 mètres, et des températures nettement négatives jusqu’à l’Aiguille du Midi. Cela montre une chose : l’hiver existe encore, mais il a pris de l’altitude.
ACHETER UNE MONTRE GARMIN SUR AMAZON
Garmin fēnix 7X Pro, Solar
Montre GPS Multisports connectée
Gray avec Bracelet Noir
Boîtier 51 mm
Une tendance lourde et durable à Chamonix
Depuis une quinzaine d’années, le plancher neigeux ne cesse de grimper. Ce phénomène est bien documenté par les climatologues : les températures moyennes augmentent, les précipitations deviennent plus erratiques, et la neige ne tombe plus qu’en altitude. Le fond de vallée, lui, se transforme en une zone grise : trop froide pour un vrai redoux printanier, mais trop chaude pour une couche de neige stable.
Chamonix exclue des futurs JO d’hiver
Ce constat a des conséquences concrètes. Selon les projections du Comité international olympique, Chamonix ne fait plus partie des sites capables d’accueillir des Jeux d’hiver à l’horizon 2050. L’étude menée par les professeurs Daniel Scott (Université de Waterloo) et Robert Steiger (Université d’Innsbruck) ne laisse que 52 sites dans le monde en mesure de réunir les conditions climatiques adéquates. Un chiffre qui tomberait à 30 sites seulement en 2080. Chamonix, qui avait accueilli les premiers JO d’hiver en 1924, n’est plus dans la course.
La neige de culture ne suffit plus
Comme ailleurs, la neige artificielle a tenté de ralentir la disparition des saisons blanches. Mais cette solution atteint ses limites. Produire de la neige demande des températures basses stables, de l’eau, de l’énergie, et de plus en plus de justifications écologiques. Pour les JO 2026 à Cortina, près de 2,4 millions de mètres cubes de neige vont être produits artificiellement. À Chamonix, ce modèle est difficilement tenable à long terme.
Conséquences pour les sports outdoor… et le trail
Pour les traileurs, la situation devient également plus complexe. Le trail blanc devient rare. Les raquettes sont inutilisables dans les forêts en dessous de 1 200 mètres. La préparation hivernale évolue : plus de courses sur sol dur, moins d’adaptation au froid et à la neige. Les stages en montagne doivent monter toujours plus haut, ce qui réduit l’accessibilité de la discipline.
Source
Lire aussi
- La piste olympique de ski de Pékin est la preuve que nous sommes foutus
- Courir dans la neige face au réchauffement climatique : neige artificielle et refroidissement pour sauver les trails blancs






