La Yukon Arctic Ultra fait partie des épreuves d’ultra-endurance les plus difficiles au monde. Elle se déroule dans le Yukon, au nord-ouest du Canada, sur des pistes isolées, avec de longues sections sans assistance. Les athlètes évoluent en autonomie, en tirant une pulka, et doivent gérer seuls le sommeil, l’alimentation, l’équipement et les contraintes du terrain. L’édition 2026 s’articule autour d’un format d’environ 600 km. Particularité de cette année : le parcours prévoit un retour sur ses pas après Faro, ce qui modifie la lecture stratégique de la course. Dans ce type d’épreuve, la hiérarchie ne se construit pas seulement à la vitesse, mais dans la capacité à tenir un rythme durable, à limiter les arrêts et à éviter les problèmes qui coûtent des heures.
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Une météo trop douce qui bouleverse les repères
La grande singularité de 2026 tient aux températures anormalement élevées pour le Yukon. Le thermomètre oscille autour de 0 °C et descend parfois vers –10 °C, loin des standards habituels d’une course réputée pour son froid sec. Cette douceur réduit le risque d’engelures, mais elle transforme la neige en un manteau plus mou, plus lourd, et souvent humide. La progression devient moins efficace, l’appui se dégrade et la pulka “colle” davantage. Les images partagées par les coureurs font ressortir un autre enjeu : l’humidité. « Tout est mouillé », « pieds très vite trempés » : ces signaux sont importants sur une course longue, car des pieds humides et refroidis, des gants détrempés ou des couches qui ne sèchent pas peuvent générer des difficultés majeures, même sans températures extrêmes. Les contraintes de gestion deviennent alors différentes : l’usure provient moins du froid que de l’énergie dépensée dans une neige lourde et de la capacité à rester opérationnel malgré l’humidité. Mentions éditoriales : les captures d’écran issues des stories et du live tracking sont reprises au titre du droit à l’information.
Classement : Grima en tête, Clément toujours dans le match
Au point du soir, Guillaume Grima occupe la 1re place avec 332,1 km au compteur. Paul Clément suit à 325,4 km. L’écart reste limité, autour de 6,7 km, et confirme une dynamique stable : Grima mène, Clément maintient la pression, sans décrochage net d’un côté ou de l’autre. Derrière, l’écart se creuse. Maxime Bachelot est 3e avec 279,6 km. Alexander Hoerniss apparaît ensuite avec 268,0 km, juste devant Yasmin Stoderegger à 267,9 km. Cette lutte pour le top 5 demeure serrée, mais elle se situe, à ce stade, à distance du duel franco-français.
Dena Cho Trail : un passage qui peut faire basculer une course
La suite immédiate se joue sur la Dena Cho Trail, un secteur réputé exigeant, évoqué dans les contenus partagés. L’aller-retour annoncé, associé à un volume de dénivelé mentionné à 3 400 m D+, renforce l’idée d’un segment où l’erreur se paie cher : gestion du rythme, choix des arrêts, et surtout capacité à protéger les pieds dans un environnement humide. Dans ce contexte, un élément ressort nettement : l’évolution de Guillaume Grima par rapport à 2025. L’an dernier, il donnait le sentiment de subir davantage la course. En 2026, il apparaît plus maître de son effort : plus solide dans les côtes, plus à l’aise en descente, et surtout capable d’imposer un tempo. Sur 600 km, cette différence de posture peut compter autant que la condition physique.
Une course qui se joue sur les détails
Les écarts restent proches en tête, mais le scénario est loin d’être figé. À ce niveau, quelques kilomètres représentent peu à l’échelle du parcours, mais ils suffisent à créer une pression permanente : celui qui suit doit rester dans la bonne gestion sans surpayer la moindre relance. La météo douce ajoute une couche de complexité, car la fatigue vient aussi de la neige lourde, de l’humidité et du coût énergétique d’une progression moins fluide. La deuxième moitié, sur une trace déjà empruntée, peut favoriser une accélération si le terrain se compacte et si les conditions se stabilisent. Mais sur cette édition 2026, la question centrale reste la même : tenir, rester lucide, et continuer à avancer quand la course n’est plus une histoire de froid extrême, mais d’usure, de gestion et de résistance à l’humidité.
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