Favoris du Lapland Arctic Ultra 2026 Laponie Ultra 2026 : Blanchard en favori, un père et son fils, et un Canadien sans visage
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Lapland Arctic Ultra
Un mois après le Yukon Arctic Ultra qui nous a surpris avec la victoire éclatante de Paul Clément, c’est maintenant au tour de la course polaire de la Suède. La Lapland Arctic Ultra propose des distances de 50, 185 ou 500 kilomètres dans le froid du nord de la Suède, en autonomie, avec la nature comme seul juge. Ce ne sont pas des courses où tu te présentes à moitié préparé. Le froid lapon, la solitude, le manque de sommeil et les kilomètres qui s’accumulent font vite le tri. Cette année, le plateau cache quelques histoires qui valent la peine d’être racontées.
Les favoris du Lapland Arctic Ultra 2026 : Mathieu Blanchard et Loury Lag sur le 185 km
Sur le 185 km, tout le monde aura les yeux rivés sur Mathieu Blanchard. Le Français des Deux Alpes s’aligne avec son ami Loury Lag, et les deux ensemble forment une équipe difficile à ignorer. Blanchard, on ne présente plus : Barkley, Yukon, les courses qui font peur aux autres, il les collectionne. Ce qui le distingue, c’est sa capacité à rester calme quand tout devient compliqué.
Quand les conditions se détériorent, quand la fatigue s’installe, il semble trouver quelque chose en lui que peu de coureurs ont. Avoir Loury Lag à ses côtés, c’est encore plus de carburant. Un ami qui te connaît, qui sait comment te pousser et quand te laisser de l’espace, c’est une arme redoutable sur ce genre d’épreuve.
Ils partent favoris. Mathieu n’a pas remporté de course dernièrement, mais peut-être qu’il se conservait justement pour un événement comme la Laponie, qui est son élément maître. Le froid, la neige, l’autosuffisance. C’est là qu’il est le plus dangereux.
Nathan Carter, le fantôme de Vancouver
Il y a un seul Canadien sur la liste. Nathan Carter, de Vancouver, s’aligne sur le 185 km. Pas de profil UTMB. Pas de réseaux sociaux. Pas une seule trace sur internet, chose rare à une époque où tout le monde documente chaque entraînement sur Strava ou Instagram.
On ne sait pas ce qu’il a dans les jambes ni d’où il sort. Ce qui est certain, c’est qu’on ne s’inscrit pas à 185 kilomètres en Laponie par hasard. Un fantôme qui surgit de nulle part et plonge directement dans le froid lapon. Parfois, ce sont ces coureurs-là qui surprennent tout le monde.
Bailey et Philip Cowell : 18 ans dans le froid lapon
L’histoire la plus humaine de cette édition vient d’Angleterre. Bailey Cowell, 18 ans, s’élance sur 185 kilomètres en Laponie. À côté de lui dans la liste des participants, Philip Cowell, 50 ans, même ville, même nom. Le père et son fils, côte à côte dans le froid suédois.
À 18 ans, s’aligner sur ce genre d’épreuve, c’est déjà exceptionnel en soi. Le faire avec son père, c’est une toute autre dimension. Deux générations, une même folie. On ne regardera peut-être pas leurs temps en premier, mais c’est cette histoire de famille embarquée ensemble sur une course polaire qui mérite qu’on s’y arrête.
Thierry Corbarieu favori du 500 km du Lapland Arctic Ultra, la rédemption ou rien
Sur le 500 km, le nom qui ressort, c’est Thierry Corbarieu.
Ancien vainqueur du Yukon Arctic Ultra, il accompagnait l’équipe française cette année au Yukon. Ça ne s’est pas passé comme prévu, l’abandon est venu mettre fin à sa course. Pour un coureur de son calibre, c’est une pilule difficile à avaler.
La Laponie, c’est peut-être sa façon de répondre. De prouver, autant à lui-même qu’aux autres, qu’il est encore là. Mais les courses arctiques en autonomie ne pardonnent pas les lendemains difficiles. Le corps a une mémoire. Va-t-il retrouver son meilleur niveau ou la saison va-t-elle être trop lourde à porter? Les meilleurs coureurs savent transformer une défaite en carburant. Corbarieu en est capable. On le surveille.
En résumé, cela va être une aventure intense parce que la Laponie ne ment pas.
Les sentiers vont vite démêler les favoris des surprises. Et dans ce genre de course, les surprises arrivent souvent de là où on les attendait le moins. Il n’y a pas si longtemps, personne ne connaissait vraiment Paul Clément avant qu’il s’élance sur les 645 kilomètres du Yukon Arctic Ultra. Il a tracé seul dans 50 centimètres de neige quand les autres attendaient au checkpoint, bivouaqué dans des conditions infernales, et s’est relevé à chaque fois. Maintenant, il est le vainqueur d’une des courses les plus dures au monde.
La Laponie pourrait bien réserver le même type d’histoire. C’est exactement ce qui rend ces courses impossibles à ignorer.
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Auteur : Jonathan Lessard, rédacteur et coureur de sentier






