Bilan 2025 de Casquette Verte
31 décembre, 1er janvier, c’est la valse des bilans et autres récapitulatifs de l’année écoulée. Tous viennent sur les réseaux sociaux pour parler de ce dont ils parlent le mieux, à savoir eux-même ! C’est de bonne guerre. Et l’un des plus sincères à l’exercice du bilan est sans doute Casquette Verte !
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Le bilan 2025 de Casquette Verte, ce sont des chiffres qui font tourner les jambes
On ne va pas récapituler toutes les stats du bilan de Casquette Verte, vous les avez déjà reçues sur votre Instagram, Facebook et peut-être même d’autres réseaux. 8632 km, 911 heures et plus de 250 000 m D+, on peut penser ce que l’on veut de Casquette Verte, ça décoiffe ! Et si on rappelle qu’il a commencé l’année avec des pépins techniques au niveau du psoas, de la hanche et du métatarse, ça décoiffe encore plus.
Ce qui est intéressant à lire, ce ne sont pas les chiffres, c’est la détermination qu’il affiche.
Je crois sincèrement que chaque coureur qui finit un ultra est un coureur au mental d’acier. La phrase marche évidemment de la même façon au féminin.
Mais une interrogation grandit au fil des interviews, des podcasts et des posts sur les réseaux sociaux.
Serait-il ce coureur d’ultra, capable de faire un Top 10 à la Diag’, tout en étant cassé physiquement de partout ? Autrement dit, sa détermination à surmonter ses diverses douleurs serait-elle la même sans le regard du public qui le suit au quotidien ?
Il n’y a pas de jugement de valeur dans cette interrogation. J’essaie de comprendre, au-delà de son propre discours, s’il surmonte ses difficultés parce qu’il est Alexandre Boucheix, ou parce qu’il est Casquette Verte ? Et si je me pose cette question, c’est parce que s’il devait courir en craignant la blessure, il serait déjà un peu moins le Casquette Verte que les gens aiment et suivent au quotidien.
Tsunami vert de la casquette médiatique
Ceux qui ne courent pas mais qui écoutent la radio ou regardent un peu la TV sont certainement tombés sur l’une des (très) nombreuses apparitions médiatiques de Casquette Verte. Soyons francs, il aura été oublié dans l’heure qui suit, comme à peu près tout ce que les médias mainstream proposent, par la plupart des personnes. Ce n’est en rien de son fait, c’est propre à la surabondance de sollicitations que l’on reçoit en permanence.
Mais soyons tout de même à la fois surpris et admiratif d’une telle présence. Entre les interviews, les podcasts, les dédicaces, et cette fameuse course pour ramener le livre à sa mère, on ne peut pas nier une certaine surcharge, tout en restant honnête.
Mais je ne peux pas m’empêcher de mentionner tout de même que j’ai adoré quelques passages : La dimension prise par « Casquette Verte » commence à être assez colossale en termes de notoriété, d’influence, de couverture et de puissance médiatique. Qu’il complète volontiers avec : Et à vrai dire. Ça ne me dérange pas le moins du monde.
Deux choses : la dimension médiatique de Casquette Verte est réelle. Mais elle reste cantonnée au monde du trail-réseaux sociaux.
Au-delà des pratiquants, Casquette Verte est aussi inconnu du grand public que peut l’être le champion d’un autre sport qui ne soit pas mainstream. Le trail reste un microcosme et les réseaux sociaux sont un miroir déformant.
Quant à ne pas être dérangé par cette montée de notoriété, il faut l’espérer puisqu’elle est recherchée. II a fallu un Oui de la part de Casquette Verte pour que toutes les sollicitations se transforment en interview, podcasts et autres dédicaces.
Il ne faut pas se leurrer, tout chez Casquette Verte sonne comme une excellente maîtrise du storytelling. Il ne nous le dit pas de façon aussi claire, évidemment. Mais c’est une évidence. Sa présence médiatique nous a abreuvé de ses punchlines, de ses anecdotes ressassées presque à l’identique d’une interview à l’autre, d’un podcast à l’autre. On les connaît presque aussi bien que lui à trop l’écouter.
On est quand même loin du rebelle du trail qu’il aimerait nous vendre comme image. Iconoclaste évidemment, mais un iconoclaste qui connaît tous les codes de la visibilité médiatique.
Est-ce que Casquette Verte continue à être le coureur influent qu’il fut pendant quelques années ?
Force est de constater que Casquette Verte est un nom qui fait du clic, qui fait vendre, qui fait écouter. De l’influence il en a, c’est indéniable. Et l’on aime son personnage.
Mais aujourd’hui, il est un produit médiatique de plus en plus présent, tout en étant un coureur moins performant cette année, et qui se fait rattraper à vitesse grand V pour les années à venir.
La question est la suivante : 2025 était-elle une année comme une sorte d’accident dans son parcours, plus influenceur que coureur, ou est-ce que c’est la tendance à suivre pour les années à venir ?
Et je crois que l’on a déjà une réponse dans son post annonçant son année 2026. On vous en dit plus très vite.
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Il ne s’agit ni d’une attaque personnelle ni d’une remise en cause du coureur, mais d’un questionnement sur l’équilibre entre visibilité médiatique et performances sportives en 2025.
Loin de minimiser la difficulté des courses terminées cette année par Casquette Verte (notamment un top 10 à la Diagonale des Fous), nous interrogeons ici la trajectoire d’un athlète devenu figure médiatique majeure du trail. Ce titre ne porte pas un jugement de valeur, mais ouvre un débat légitime dans un sport en mutation.
Nous rappelons que 2025 fut aussi marquée par une TDS abandonnée sous ventoline et une LyonSaintéLyon terminée dans un état physique critique (vomissements en course). Ces éléments, publiquement évoqués, renforcent la complexité d’une saison vécue entre douleurs, exploits, et exposition maximale.






