Ce 17 février 2026, lors du relais hommes de biathlon aux Jeux olympiques, la France était en difficulté.
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Plus de 50 secondes de retard sur la tête de course au moment où Émilien Jacquelin s’élance. En quelques kilomètres, il efface l’écart, reprend les leaders un à un et passe le relais en tête avec 9 secondes d’avance à Quentin Fillon Maillet. La France ira chercher l’or. Cette démonstration de puissance n’a surpris qu’à moitié ceux qui suivent son profil physique. Car question caisse et intensité, Émilien Jacquelin possède un moteur hors norme. Et ce moteur, il ne l’utilise pas uniquement sur la neige. Car oui, le champion olympique fait aussi du trail.
Émilien Jacquelin, un biathlète en OR au départ du Marathon du Mont-Blanc
Pour un athlète dont la discipline principale reste le biathlon, ces résultats sont loin d’être anecdotiques. Son UTMB Index atteint 728, un niveau déjà solide dans la hiérarchie du trail court.
Une logique d’effort similaire
Ce passage du ski aux sentiers n’a rien d’absurde. Le biathlon moderne exige une endurance exceptionnelle, une capacité à produire des efforts très intenses, puis à retrouver rapidement du contrôle. Sur un trail alpin de 23 km, la demande physiologique est comparable : montées à haute intensité, relances, gestion de l’acide lactique, résistance sur plus de 2 h 30 d’effort. La différence tient surtout au terrain et à la technicité en descente. Sur le plan moteur, Jacquelin possède déjà les bases
Son style offensif en biathlon divise parfois.
Il prend des risques, accélère là où d’autres assurent. Cette approche lui a déjà coûté cher, mais elle lui permet aussi de renverser des courses comme lors de ce relais olympique. En trail, ce tempérament d’attaquant trouverait naturellement sa place sur des formats courts et nerveux.
En résumé, Émilien Jacquelin reste aujourd’hui un biathlète avant tout.
Mais ses incursions sur les sentiers montrent qu’il ne se contente pas d’un seul terrain d’expression. Et quand on voit son niveau sans préparation spécifique, une question s’impose : que pourrait-il faire en montagne avec une saison entièrement dédiée au trail ?
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