Winter Spine Race – Coup de théâtre : Eugeni Roselló Solé abandonne après 249,5 miles(401,5 km) sur 267 miles(environ 429,3 km). La course est totalement relancée
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La Winter Spine Race 2026 vient de basculer.
Alors qu’il occupait la tête de la course depuis de longues heures et semblait en mesure de rallier l’arrivée dans la nuit ou la matinée de jeudi, Eugeni Roselló Solé a été contraint à l’abandon il y a quelques instants.
Un retrait brutal, qui intervient dans les tout derniers miles de course, et qui change immédiatement la physionomie de cette édition. La Spine rappelle une nouvelle fois qu’aucune avance, aussi solide soit-elle, ne garantit l’arrivée.
Au moment de son abandon, Roselló évoluait encore en tête, après plus de trois jours d’effort continu.
Sa course avait été construite sur la régularité, une gestion mesurée des arrêts et une expérience incontestable de l’ultra-distance extrême. Rien, dans les heures précédentes, ne laissait présager une sortie aussi soudaine.
Mais sur la Winter Spine Race, l’usure ne se manifeste pas toujours par des signes spectaculaires. Le froid, l’humidité persistante, la fatigue accumulée et la difficulté à se réchauffer après les arrêts finissent parfois par rendre la poursuite impossible, même pour les plus aguerris.
Cet abandon résonne d’autant plus fortement qu’il ravive un précédent douloureux dans l’histoire de Eugeni Roselló Solé sur la Winter Spine Race. Lors de sa troisième participation, en janvier 2019, l’Espagnol avait déjà vu sa course s’achever de manière brutale. Alors qu’il occupait la deuxième place, derrière Jasmin Paris, future lauréate de cette édition, il avait été contraint à l’abandon à moins de dix kilomètres de l’arrivée. En grande difficulté face au froid, Roselló avait lui-même déclenché le bouton d’urgence de sa balise, estimant ne plus être en capacité de poursuivre en sécurité.
Eugeni Roselló Solé a abandonné la Montane Spine Race au Hut One.
Après avoir souffert d’un épuisement extrême et des conditions de froid particulièrement sévères, Eugeni a pris la décision courageuse de se retirer de la course.
Il est actuellement en sécurité et en bonne condition, pris en charge par l’équipe de sécurité de la Spine Race.
Eugeni est un athlète qui incarne pleinement le mot « détermination ».
Après treize départs sur la Spine Race, pour deux arrivées au bout, il s’est déjà retrouvé dans cette situation auparavant. Et pourtant, à chaque fois, le Pennine Way a fini par le mettre à l’épreuve.
Sébastien Raichon passe en tête
Cet abandon propulse immédiatement Sébastien Raichon en tête de la course. Longtemps deuxième, le Français menait depuis plusieurs heures une remontée progressive, fondée sur une stratégie de gestion et de continuité, après un arrêt long mais assumé à CP4 Alston.
Cette dynamique, que nous analysions encore hier soir comme possible mais peu probable sauf abandon du premier, devient désormais réalité. Raichon se retrouve en position de force, mais la course est loin d’être terminée. Il lui reste encore plusieurs miles à parcourir sur un terrain exigeant, dans des conditions météo toujours pénalisantes.
Une victoire qui reste à aller chercher
Être en tête sur la Spine n’est jamais une garantie. La fin de parcours, entre Byrness, Hut 2 et Kirk Yetholm, est souvent plus lente qu’elle n’y paraît : chemins détrempés, fatigue extrême, vigilance permanente pour éviter les erreurs de navigation ou les coups de froid à l’arrêt.
Raichon connaît parfaitement cette réalité. Son expérience, sa gestion du sommeil et sa lucidité seront déterminantes dans les prochaines heures. L’objectif est désormais clair : transformer cette opportunité en victoire, sans se précipiter.
Une course féminine inchangée dans sa dynamique
Chez les femmes, la dynamique reste identique à celle observée précédemment. Johanna Antila et Anna Troup poursuivent leur progression ensemble, dans une logique de coopération assumée. Leur course se poursuit indépendamment du bouleversement intervenu en tête masculine, avec les mêmes enjeux de gestion et de régularité.
L’abandon d’Eugeni Roselló Solé est un rappel de ce qu’est la Winter Spine Race : la course la plus brutale qui soit. Une épreuve où rien n’est jamais acquis avant la ligne d’arrivée. Après plus de 250 miles parcourus, la course se décide encore, dans les dernières heures, sur la capacité à continuer malgré tout.
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