Pendant des années, Salomon a dominé le trail mondial avec ses S/LAB, mais restait en retrait sur la route.
Pendant que Nike inondait les marathons de ses Vaporfly et que les Adidas Adios Pro affolaient les chronos, Salomon cherchait encore sa voie sur bitume. Mais en 2026, la donne change. La marque française entre enfin dans la guerre des super chaussures avec une arme inattendue : l’aérodynamisme.
LE MODELE PRÉCÉCENT EST EN STOCK SUR I-RUN
chaussure Salomon S-Lab Phantasm 2 Made in France
Salomon adopte une approche venue du cyclisme
Plutôt que de se contenter de copier les leaders, Salomon a pris un chemin différent. Pour concevoir sa nouvelle S/Lab Phantasm 3, elle a fait appel à Swiss Side, une entreprise spécialisée dans les études aérodynamiques pour le cyclisme professionnel. L’idée est simple : si les vêtements et la stratégie de course sont optimisés pour fendre l’air, pourquoi pas la chaussure ?
Pendant des mois, les ingénieurs ont testé des dizaines de prototypes dans une soufflerie compacte. Objectif : réduire la traînée générée par le pied en mouvement, en travaillant sur les transitions entre semelle, mousse et empeigne. Résultat : jusqu’à 3 % de réduction de la résistance à l’air, soit environ 18 secondes gagnées sur un marathon à allure élite. De quoi faire réfléchir.
Un design qui ne ressemble à rien d’autre
Avec son look épuré et son empeigne “cache-cœur” qui recouvre les lacets sous un tissu seamless, la Phantasm 3 ne ressemble à aucune autre super chaussure. L’ensemble épouse le pied, limite les turbulences, et donne une vraie sensation de vitesse. Ce n’est pas une paire conçue pour l’entraînement quotidien, mais bien une machine de guerre pour le jour J.
Côté technique, on retrouve une mousse PEBA plus douce, une plaque carbone en cuillère (EnergyBlade), un drop de 6 mm et un poids inférieur à 200 grammes. Bref, tout ce qu’il faut pour rivaliser avec les meilleures, sans trahir l’ADN performance de la marque.
Des résultats concrets
Ce pari technologique n’est pas qu’une expérience de laboratoire. Il a déjà été validé sur le terrain. Courtney Dauwalter, pourtant spécialiste de l’ultra, a explosé son record personnel sur marathon avec un chrono de 2 h 38 min. Futsum Zienasellassie a remporté le championnat US en 2 h 09 avec cette même paire. Ces performances confirment que la Phantasm 3 n’est pas juste une curiosité design, mais une chaussure compétitive au plus haut niveau.
En résumé, Salomon veut sa place sur la route
Avec la Phantasm 3, Salomon ne cherche plus à exister à côté des géants. Elle veut s’imposer. Elle le fait à sa manière : en misant sur la science, l’innovation technique, et la rigueur du développement produit. Là où d’autres marques empilent les millimètres de mousse, Salomon affine. Là où certains misent sur le rebond maximal, elle optimise la glisse.
C’est une stratégie audacieuse, qui ne séduira pas tout le monde. Mais une chose est sûre : Salomon ne joue plus les seconds rôles. En alliant technologie, design et performances validées en course, la marque espère combler son retard… et pourquoi pas, passer devant.






