Le scénario a basculé au dernier moment, mais le contexte, lui, est beaucoup plus profond.
Initialement engagée sur le Tenerife Bluetrail, Courtney Dauwalter a dû revoir ses plans après l’annulation de la course en raison des conditions météo. Direction la Toscane, sur le Chianti Ultra Trail by UTMB, un 120 km stratégique en ce début de saison avec des Golden Tickets en jeu.
Mais cette course ne s’inscrit pas dans une saison ordinaire. En 2025, l’Américaine n’a pas été intouchable comme à son habitude. Entre un abandon sur la Cocodona 250 et une 10e place inattendue sur l’UTMB, elle a connu une année en décalage avec son statut. Le Chianti représente donc bien plus qu’une simple course de remplacement : c’est un test immédiat, presque une relance, sur un format qu’elle n’avait pas préparé.
Dans ce contexte, son début de course prend une dimension particulière.
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Chianti Ultra Trail en direct : une course hommes toujours verrouillée
Du côté des hommes, la dynamique reste étonnamment stable depuis le départ. Après plus de 35 kilomètres, la course ne s’est toujours pas réellement décantée, et aucun coureur ne parvient à imposer une hiérarchie claire.
Samuel Ponce, Vincent Bouillard, Andreas Reiterer, Thomas Cardin ou encore Tobias Geiser évoluent toujours dans un groupe très compact, avec des écarts réduits à quelques secondes. Ce type de configuration traduit moins un manque de rythme qu’une forme de contrôle collectif, où chacun refuse de se découvrir trop tôt sur un effort aussi long.
La course avance vite, mais elle reste verrouillée. Les positions sont figées, les stratégies encore invisibles, et tout se joue dans une phase d’observation prolongée.
Après 37 km, chez les femmes, Courtney Dauwalter déjà loin
Chez les femmes, la situation attire immédiatement l’attention, car la lecture de course est beaucoup plus contrastée.
Au point de passage du Castello di Brolio (37,5 km), Mari Wetterhus est passée en tête en un peu plus de deux heures de course, suivie par Yngvild Kaspersen et Rachel Entrekin, qui restent dans une dynamique similaire.
Mais derrière, Courtney Dauwalter accuse environ 1h15 de retard.
Un écart important, surtout aussi tôt dans la course. Pris isolément, il pourrait surprendre. Mais replacé dans son contexte sportif et stratégique, il appelle surtout à une analyse plus fine.
Une stratégie… ou le poids du contexte ?
Courtney Dauwalter a toujours construit ses performances sur une gestion très particulière de l’effort. Elle part lentement, refuse de suivre les autres, et s’appuie sur une progression régulière pour revenir dans la seconde moitié de course.
Dans cette logique, la voir en retrait n’a rien d’anormal. C’est même une constante dans sa manière de courir.
Mais l’ampleur de l’écart change légèrement la lecture. Plus d’une heure de retard après seulement 37 kilomètres, sur un format de 120 km, reste inhabituel, y compris pour elle. Cela peut traduire une stratégie volontairement très conservatrice, accentuée par son changement de programme, mais aussi une adaptation encore en cours à un effort qu’elle n’avait pas préparé spécifiquement.
Et c’est là que le contexte de 2025 revient au centre de l’analyse. Après une saison marquée par des résultats en dessous de ses standards, chaque course devient une forme de validation. Ce début en retrait ne signifie pas forcément une difficulté, mais il ne permet pas non plus de lever les doutes.
Une course encore longue… et ouverte
Ce début de Chianti Ultra Trail rappelle une réalité essentielle du trail longue distance : la course ne se joue jamais dans les premières heures.
Chez les hommes, l’absence de sélection confirme que tout reste à construire. Chez les femmes, l’écart de Courtney Dauwalter interpelle, mais il ne constitue pas encore une conclusion. La fatigue, la gestion, et les choix stratégiques feront la différence bien plus tard dans la course.
Dans ce type d’épreuve, la hiérarchie se révèle rarement avant la seconde moitié.
En résumé, le Chianti Ultra Trail propose pour l’instant une lecture contrastée mais cohérente avec les codes de l’ultra.
D’un côté, un groupe d’hommes toujours indissociable, où aucun favori ne prend l’ascendant. De l’autre, une course féminine marquée par un écart important pour Courtney Dauwalter, dans un contexte où elle doit justement prouver qu’elle est revenue à son meilleur niveau.
La suite de la course permettra de savoir si ce retard n’est qu’une stratégie parfaitement maîtrisée… ou le prolongement d’une période plus incertaine.
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