Pluie résiduelle, isotherme zéro à 2800 m et vent fort : la météo de cette nuit peut tout faire basculer sur l’UTMB.
Les coureurs de l’UTMB et de la CCC vont affronter une nuit redoutable entre ce vendredi et samedi matin.
Des averses persistantes, un vent de nord-ouest soutenu et une chute brutale de la température en altitude changent radicalement la donne. Fini la balade de rêve sous les étoiles : cette nuit, chaque col va se transformer en test de résistance. Dans ce contexte, le kit froid obligatoire ne sera plus un simple élément de sécurité, mais un véritable levier de performance.
La météo de cette nuit sur l’UTMB entre vendredi soir et samedi matin : froid, pluie et vent
La perturbation principale s’éloigne, mais elle laisse derrière elle des averses éparses en début de nuit. Le ciel restera très nuageux, avec quelques paquets instables accrochés aux reliefs. Le vent passe de l’ouest-sud-ouest au nord-ouest, modéré à fort en altitude, notamment sur les crêtes et les cols.
L’isotherme zéro baisse nettement autour de 2800 m, avec une limite pluie-neige pouvant descendre ponctuellement vers 2300 à 2400 m dans les plus fortes averses. En vallée, les températures minimales tourneront autour de 8°C, ce qui signifie des températures proches de 0°C ressentis entre 2000 et 2500 m, surtout sous le vent.
Samedi matin, les précipitations s’estompent progressivement, mais le vent de nord-ouest restera actif sur les hauteurs. L’effet windchill amplifiera les pertes thermiques, même sans précipitations actives.
Sur le parcours : où la météo devient critique
Entre Chamonix et Les Contamines, les coureurs resteront dans une zone humide mais relativement protégée. Les choses se corsent sérieusement à partir de la montée vers la Croix du Bonhomme. À ce stade, les coureurs entreront dans la couche nuageuse avec un vent fort et un froid pénétrant.
La situation restera délicate jusqu’à la Seigne, avec une exposition continue aux rafales et à l’humidité, notamment sur l’arête du Mont-Favre. Même sans neige, le trio pluie fine + brume + vent crée un cocktail redoutable qui peut faire tomber la température ressentie à proximité du zéro.
Les conséquences sont immédiates : thermorégulation défaillante, mains engourdies, rythme qui chute. Ceux qui auront bien anticipé garderont leur cadence ; les autres verront leur course s’étioler dans la lutte contre le froid.
Le kit froid
Dans ces conditions, le kit froid obligatoire devient un atout de premier plan. Pour passer la nuit, trois priorités : rester sec, se protéger du vent, conserver la chaleur.
- Une veste imperméable avec capuche n’est plus un luxe : c’est la première barrière contre les averses sur les crêtes.
- Une couche thermique supplémentaire, mise dès Les Contamines, limite le risque de chute de température au premier portage long.
- Un bonnet ou un buff couvrant les oreilles, des gants chauds (et une paire de secours), deviennent essentiels pour protéger les extrémités.
- Un collant long ou surpantalon imperméable évite le refroidissement progressif des jambes dans les montées lentes.
- Des chaussettes sèches en sac étanche, prêtes à être utilisées à une base vie, offrent un confort thermique immédiat et évitent les ampoules.
- Et bien sûr, la couverture de survie, rangée de manière accessible, reste une assurance en cas de grosse défaillance.
La gestion du matériel : tout se joue dans le bon timing
Le bon matériel ne suffit pas : il faut savoir l’utiliser au bon moment. Ajouter une couche chaude avant d’avoir froid, c’est éviter de se transformer en glaçon à la sortie d’un ravitaillement. Fermer les poignets de la veste, ajuster la capuche, et éviter les arrêts prolongés permet de garder une température stable.
Il faut aussi veiller à s’hydrater régulièrement, même sous la pluie, et à manger chaud si l’occasion se présente. Les descentes rapides mouillent l’intérieur des vestes : attention au « frigo ambulant ». Et même si le ciel s’éclaircit à l’aube, les vents en altitude resteront froids : ne pas alléger trop vite sous prétexte de beau temps.
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