Quand on parle de ravitaillement en trail, on pense tout de suite barres énergétiques, compotes en gourde et fruits secs.
C’est efficace, pratique, testé, validé. Mais si tu cours pour le plaisir — et pas seulement pour le chrono — tu as le droit d’injecter un peu de fun, de réconfort, et même d’enfance dans ta stratégie nutritionnelle. Voici une sélection maline (et un peu décalée) pour remplir ta flasque… et ton moral.
LA SÉLECTION DU DEALER DU TRAIL DE RAVITOS MALINS
Ravitos en trail : les classiques intelligents, le carburant qui fait mouche
Commençons par le sérieux. Oui, il te faut des glucides simples, un peu de sel, et quelque chose qui ne te retourne pas le ventre au 50ᵉ kilomètre.
Les compotes de fruits sans sucres ajoutés sont parfaites en montée. Les chips nature (en petite quantité) rééquilibrent le sel perdu. Et les amandes sont un bon compromis entre gras, croquant et satiété.
Les gels ? Pourquoi pas, mais choisis-les digestes, sans 15 ingrédients chimiques. Le combo gagnant, c’est souvent une base maison : dattes mixées, purée d’amandes et une pointe de sel. Tu peux aussi glisser un petit flacon de sirop d’érable : naturel, pratique, et ça change du maltodextrine-goût-pneu.
Les douceurs bien pensées : pas si bêtes, les chamallows
Si tu croises un ultra-traileur avec un sachet de chamallows, ne le juge pas. Il a peut-être tout compris. C’est du sucre pur, facilement assimilable, qui ne pèse rien et qui fait du bien à la tête. C’est aussi une récompense mentale à se sortir après une grosse montée.
Même logique pour les nounours en gélatine : sucre + texture moelleuse = combo gagnant pour redonner le sourire entre deux ravitos. Et tant qu’à faire, pourquoi ne pas embarquer quelques petits oursons en chocolat au lait ? Si tu les mets bien protégés dans une boîte rigide, ils résistent au sac. Et sur les crêtes en fin de course, c’est un shoot de bonheur.
Les trucs de dingo qui marchent (sur toi, c’est l’essentiel)
Certains traileurs jurent par les cacahuètes salées. D’autres ne partent jamais sans un mini-sandwich pain de mie–vache qui rit. Et il y a même ceux qui embarquent une mini-pizza froide dans un ziplock. Le trail, c’est aussi une question d’habitudes. Si ton estomac tolère une lichette de saucisson ou un bout de banane flambée, pourquoi t’en priver ?
Et dans les ultras les plus longs, certains jurent par des boissons inattendues : bouillon cube dilué dans de l’eau chaude, café en flasque, ou même… Coca dilué avec du Perrier. Oui, ça mousse, mais au 100ᵉ kilomètre, tout est permis.
En résumé, un bon ravito ne se mesure pas à son nombre de calories ni à son index glycémique théorique.
Il se mesure à ta capacité à l’avaler, à le digérer et à le kiffer. Ce que tu emportes doit nourrir ton corps, mais aussi te donner envie de continuer. Alors mixe l’utile et le futile, l’efficace et le fun. Et n’oublie pas : un trail réussi, c’est un estomac heureux.
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