Les raisons secrètes des nouvelles courses de Casquette Verte
Vous l’avez découvert récemment, le calendrier 2026 de Casquette Verte intègre quelques nouveautés cette année. C’est non seulement assez rare pour être souligné de sa part, mais cela cache aussi un changement de stratégie. Essayons d’y voir plus clair.
Pourquoi Casquette Verte change tout en 2026 ?
Parce qu’il veut prouver qu’il peut encore surprendre. Parce qu’il veut revenir au sommet après une saison perturbée par les blessures. Et parce qu’il sait que l’heure tourne, que les jeunes arrivent, et qu’il n’a plus le droit à l’erreur s’il veut rester une référence dans le trail français.
ACHETER UNE CASQUETTE VERTE
casquette verte, lien rémunéré Amazon
casquette verte, lien rémunéré Amazon
Arc of Attrition, pourquoi ?
On peut aimer les conditions difficiles, mais ne pas vouloir se rendre tout de même sur cet Ultra dans les Cornouailles en Grande Bretagne en plein mois de janvier. La course la plus connue d’Angleterre l’est entre autre pour sa météo toujours mauvaise puisque le tracé suit les sentiers côtiers sur plus de 160 km.
Un dénivelé particulier
Casquette Verte a toujours dit que son format fétiche est le 160 km 10 000 D+. Il ne se limite pas à ce format puisqu’il court aussi l’EcoTrail, le Kullamannen ou encore la LSL. Mais le choix de Arc of Attrition en janvier, c’est celui d’un terrain d’entraînement. Avec 5300 m de d+, on est déjà sur un terrain qui affiche de belles bosses. Surtout, le terrain n’affiche presque aucune zone de plat, excepté quelques kilomètres au milieu.
Ce que Casquette Verte vient chercher ici, c’est un terrain plus roulant que d’habitude parce qu’il évite les grandes côtes que l’on met des heures à monter. Ici, il ne s’agit que de montées et descentes de faibles amplitudes, mais permanentes sur 160 km. Ça ressemble un peu à ses entraînements parisiens, mais sur une très longue distance. C’est parfait pour se tester en hiver, et pour remettre de la difficulté dans l’exercice en termes de vitesse, et pas seulement pour avaler du D+.
Le choix de cette course, c’est peut-être aussi pour son côté difficile, exigeant que l’on voit à travers de la météo. Ca fait encore un peu plus héros des temps modernes de souffrir 160 km quand les températures sont sous les 0° et qu’il pleut ou qu’il neige. C’est ambitieux, c’est narratif, c’est Casquette Verte.
Une victoire déjà promise ?
L’autre raison, peut-être moins avouable, c’est que cette course se sent très seule au calendrier. Cela renforce d’autant plus la présence médiatique de Casquette Verte qu’il sera à peu près le seul athlète français connu à courir pendant le mois de janvier, alors que tous les autres sont sur les skis à la montagne.
Est-ce que le podium est envisageable pour Casquette Verte ? C’est jouable. Il semble retrouver de la vitesse et de l’assurance, ses blessures s’éloignant. Ses entraînements quotidiens s’approchent du parcours proposé. L’index UTMB de CV, très proche du plus élevé, est un autre indice. Ce n’est pas gagné, mais c’est jouable. Et il vient certes pour le plaisir, mais le plaisir de gagner.
Swiss Canyon Trail
Avec le Swiss Canyon Trail, on est sur une distance plus courte, à savoir 111 km, mais un dénivelé similaire, 5300 m de D+. On pourrait croire que les deux courses sont identiques, alors qu’elles sont justement parfaitement opposées l’une à l’autre. Pour Arc of Attrition, il fallait de l’endurance, être capable de courir vite et longtemps.
Pour le Swiss Canyon Trail, bien qu’il n’affiche que 5300 m de D+, on est sur une pure course de montagne. Le Creux du Van, le canyon le plus célèbre du pays, est d’ailleurs très représentatif de l’effort technique ici demandé.
La course pour se tester sans limites
On peut penser que cette course a été choisie pour valider le retour de Casquette Verte avec 100% de ses capacités physiques après ses nombreux pépins en 2025. Là, la technicité des terrains et plus particulièrement des descentes est un test qui ne trompe pas. La moindre hésitation met une cheville sur le côté. Casquette Verte disait dans son bilan ne pas vouloir courir avec la peur de se blesser, afin de se donner au maximum de ses capacités. Voilà qu’il sera servi.
Le choix repose aussi sur une volonté de mettre en valeur des trails que l’on pourrait qualifier d’authentiques. Au Swiss Canyon Trail, l’ambiance est restée loin des standards UTMB d’aujourd’hui, avec un parcours forestier, avec des paysages sans cesse mis en valeur et une compétition qui reste (presque) à échelle humaine.
Enfin, le Swiss Canyon Trail est choisi peut-être aussi pour son côté mythique. Elle fait partie des courses emblématiques, avant même que le trail ne s’appelle trail. Le premier départ remonte à 1994 et la course s’est forgée une belle réputation depuis. Elle est d’ailleurs passée dans le giron du World Trail Majors, dont il a toujours dit admirer les courses.
Cappadocia Ultra Trail
Le Cappadocia Ultra Trail est le 3e acte de cette année 2026 en termes de nouveautés de course. Et là encore les chiffres interpellent puisque 119 km pour 3900 m de D+. Alors certes ils vont se faire dans des paysages dignes d’un film de fantasy, mais tout de même !
On se retrouve là encore une fois devant un parcours très roulant et c’est très intéressant une nouvelle fois. Sa force, c’est de ne pas être fatigué par le dénivelé lorsque les autres le sont. Là, ils viennent se confronter à une course qui va attirer plus des sprinteurs que des grimpeurs. Encore une fois, il sort de sa zone habituelle (il va de toute façon la retrouver à l’UTMB) pour se faire une course plus rapide.
Plus qu’une course
Mais au-delà de la course, il y a deux éléments à noter. Le premier est que le nom complet de la course est Salomon Cappadocia Ultra Trail. Et ce n’est sûrement pas un hasard si parmi tout le vaste choix de courses auxquels il pourrait participer (toutes à l’étranger d’ailleurs), il y en a une qui porte le nom de son sponsor depuis de nombreuses années. On ne sera évidemment pas surpris d’y découvrir quelque chose de particulier à ce moment-là, comme une collab’ spéciale Casquette Verte X Salomon, une vidéo sponsorisée ou autre chose qui marque le coup. A coup sûr, il fera le show d’une façon ou d’une autre sur place.
L’autre intérêt du Cappadocia Ultra Trail, c’est qu’il s’agit d’une course encore relativement méconnue en France. On peut traduire cela par : c’est une course sans trop de concurrence. Et quand on trouve, comme Casquette Verte, que l’on manque de podium, c’est plutôt une bonne chose, même si ça ne garantit rien !
En résumé, 3 courses, aucun hasard
Aucune de ces courses n’a été choisie au hasard, et aucune ne l’a été pour le simple côté touristique. On est au contraire là sur les pièces d’un puzzle, celui de la reconstruction de Casquette Verte. Elle est finie l’année des blessures et des résultats en demi-teinte. Il sait que les jeunes loups arrivent, et il veut montrer que l’âge se transforme en expérience pour rester au top des podiums. Et ces 3 courses sont le moyen d’y arriver !






