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🎧 À quelques heures du départ de la Diagonale des Fous 2026, Pierre Maunier ne donne pas franchement l’impression d’être déstabilisé par les critiques qui visent sa manière de diriger le Grand Raid. Dans un entretien accordé au Quotidien de La Réunion, le président assume sa rigidité, reconnaît qu’il n’est peut-être « pas toujours » facile de travailler avec lui et renvoie ceux qui contestent sa gouvernance au fonctionnement démocratique de l’association.
Élu à la présidence du Grand Raid en juillet 2021 puis réélu en avril 2024, Pierre Maunier s’apprête à vivre son sixième Grand Raid à ce poste. À la veille du départ, il se dit « serein » et affirme que tous les voyants sont au vert, aussi bien sportivement qu’administrativement.
Réponses aux critiques du Président du Grand Raid de la Réunion
« Un chef n’est pas là pour être aimé »
Interrogé sur les critiques qui lui reprochent notamment une certaine rigidité, Pierre Maunier ne cherche pas réellement à adoucir son image.
Pour lui, diriger une organisation comme le Grand Raid nécessite justement une part de fermeté.
« Si on n’a pas un peu de rigidité dans l’organisation de ce genre d’entreprise, ça ne marche pas », explique-t-il, avant d’assumer une formule qui résume assez bien sa conception du rôle : « un chef n’est pas là pour être aimé ».
Il ajoute qu’un responsable doit prévoir, anticiper et parfois prendre des décisions impopulaires.
Est-il difficile de travailler avec Pierre Maunier ? « Peut-être pas toujours… »
Le journaliste lui pose alors directement la question : est-il facile de travailler avec Pierre Maunier ?
Sa réponse est presque désarmante : « Peut-être pas toujours dans mon environnement immédiat, mais je me soigne… »
Une manière de reconnaître, au moins en partie, que son style de management peut provoquer des frictions.
Cette phrase résonne forcément avec les nombreux départs et conflits qui ont marqué l’association ces dernières années.
« On a essayé de faire un putsch pour m’éliminer »
Pierre Maunier se présente néanmoins davantage comme la cible d’attaques que comme leur origine.
Revenant sur une année particulièrement difficile, il affirme avoir été « assassiné de manière méthodique » et assure qu’une tentative de « putsch » aurait été menée pour l’écarter de la présidence.
Il évoque également les qualificatifs dont il dit avoir été affublé : « voleur », « dictateur égocentrique » ou encore « Gestapiste ».
Autrement dit, Pierre Maunier ne nie pas l’existence d’un climat conflictuel. Il considère surtout qu’il en a lui-même largement fait les frais.
Il reconnaît ses erreurs mais défend son fonctionnement
Le président affirme par ailleurs qu’il sait reconnaître ses propres erreurs.
« Quand je me trompe, je le reconnais », explique-t-il, tout en rappelant qu’il ne décide pas seul et que les décisions du Grand Raid passent par un comité et par des votes.
C’est précisément là qu’une autre question lui est posée : les membres du comité étant cooptés, ne finit-il pas par s’entourer uniquement de personnes proches de lui ?
Pierre Maunier réfute cette idée.
Il affirme que les personnes choisies sont soumises à un vote et qu’il ne travaille pas uniquement avec des membres « à sa botte ».
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« Maintenant, je fais attention »
S’il assure ne pas vouloir gouverner seul, Pierre Maunier reconnaît toutefois avoir changé sa manière de fonctionner.
Après les attaques et les conflits qu’il dit avoir subis, il conclut : « Maintenant, je fais attention. »
À quelques mois de la fin de son deuxième mandat, il ne sait d’ailleurs toujours pas s’il se représentera en 2027.
Il rappelle qu’il est bénévole, non rémunéré et engagé dans le Grand Raid depuis 1996.
En résumé, Pierre Maunier assume sa méthode
À ceux qui le jugent trop dur, trop rigide ou trop autoritaire, Pierre Maunier ne répond donc pas vraiment en promettant de changer.
Il assume une large part de son mode de fonctionnement, considère qu’un grand événement comme le Grand Raid ne peut pas être géré dans la souplesse permanente et rappelle que les décisions sont prises collectivement.
La réponse du président est finalement assez simple : il peut se tromper, il peut être difficile à suivre, mais il estime que les résultats du Grand Raid parlent pour lui.
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Auteur : Axelle Anne, est la fondatrice de la redac. Dans le web depuis 1998, elle a fondé de nombreux sites et s’est mise au trail en 2010. Anti-conformiste et sans langue de bois, elle a contribué à faire sortir le trail de sa niche pour magazine plan plan pour en faire un sport grand public. Depuis 2025, elle assiste impuissante aux dérives du trail.Vous pouvez contacter Axelle Anne par MP sur FB ou regarder ses vidéos YouTube.
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