ACHETER UNE MONTRE GPS PAS CHÈRE PENDANT LES RACE DAYS SUR I-RUN
Montre Garmin 7 pro Sapphire Solar Titane

Le Tenerife BlueTrail annulé en raison de la météo
Les organisateurs ont annulé l’ensemble des épreuves à cause de conditions météo dangereuses. Les prévisions annonçaient de fortes pluies et des vents violents liés à une tempête touchant les Canaries.
Dans ce contexte, maintenir les courses aurait exposé les participants à des risques trop importants, notamment sur des parcours techniques et engagés.
C’est donc trop risqué pour les 3 400 coureurs attendus.
L’organisation a étudié des alternatives (modifications, reports, etc.) mais elle a finalement choisi l’annulation totale pour des raisons de sécurité, une décision difficile mais cohérente.
Il y avait pourtant un plateau international attendu de très haut niveau
Une course stratégique dans le circuit UTMB
Au-delà de cette décision, il faut rappeler que la course occupe une place importante dans le calendrier international.
La Tenerife Bluetrail attire des élites mondiales car elle fait partie des UTMB World Series.
Les meilleurs peuvent se qualifier directement pour les finales UTMB à Chamonix, ce qui renforce encore son attractivité.
Une participation mondiale
Cette attractivité se traduit concrètement par une forte mobilisation internationale.
En 2026, il devait y avoir environ 3 400 coureurs de 64 pays, dont une belle densité d’athlètes de très haut niveau.

Courtney Dauwalter a d’ailleurs décidé de se reporter sur le Chianti Ultra Trail.
Un modèle qui pousse à prendre des risques
Courir loin pour se qualifier
Dans ce contexte, l’annulation a donc impacté une vraie course de haut niveau international.
Mais elle met aussi en lumière une réalité plus large : à force de vouloir aller toujours plus loin chercher sa qualification pour les finales, ou d’aller sur des courses du circuit UTMB à l’autre bout de la planète pour collecter des running stones, les coureurs s’exposent mécaniquement à ce type de situation.
C’est particulièrement vrai sur des territoires comme les îles, où les conditions météo peuvent évoluer très rapidement et rendre toute organisation impossible.
Une prise de risque assumée
Dans ces conditions, tous les coureurs devraient être conscients du risque pris en amont.
Ce type d’annulation n’est pas un accident isolé, mais une conséquence logique d’un modèle qui pousse à se déplacer toujours plus loin pour courir.
Le vrai débat : le sens du trail aujourd’hui
Voyager pour courir : une contradiction
Cette situation pose donc une question plus large sur l’évolution du trail.
La prochaine fois, plutôt que de prendre l’avion, certains profiteront peut-être des courses proposées plus près de chez eux, souvent moins exposées à des conditions extrêmes et plus cohérentes sur le plan environnemental.
Revenir à l’essentiel
Derrière cette annulation, c’est finalement le sens même de la pratique qui est interrogé.
Faire des milliers de kilomètres en avion pour courir quelques heures pose une question de fond. Ce fonctionnement s’éloigne progressivement des valeurs historiques du trail, qui reposent sur la proximité avec la nature et la simplicité.
Il n’est pas nécessaire d’aller à l’autre bout du monde pour vivre une expérience forte en nature.
Pourquoi on ne va pas pleurer. Personne ne se réjouit d’une annulation, surtout après des mois de préparation et parfois un investissement important.
Mais quand on choisit de traverser la planète pour aller courir sur une île exposée à une météo instable, on accepte aussi une part de risque.
Billets d’avion, hôtels, logistique : tout peut tomber à l’eau du jour au lendemain, et ce n’est pas une anomalie mais une réalité inhérente à ce type de projet. À l’inverse, courir près de chez soi limite fortement ce genre de déconvenues, réduit les contraintes et permet de garder une pratique plus simple, plus accessible et souvent tout aussi riche sur les sentiers.





