Le trail n’est certes pas encore aux JO mais il s’invite quand même aux Jeux d’hiver.
La traileuse Anna Gibson, âgée de 26 ans, a validé son billet pour les Jeux olympiques d’hiver 2026 en remportant une manche de Coupe du monde ISMF en relais mixte. Elle s’est imposée aux côtés de Cam Smith, référence américaine du ski-alpinisme et multiple champion national, avec l’objectif de devancer le Canada lors d’une manche de Coupe du monde décisive pour la qualification olympique
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Quand voir Anna Gibson aux JO 2026 ?
Sprint individuel femmes
🗓 19 février 2026 – Qualifications : à partir de 9h50 – Demi-finales : à partir de 12h55 – Finale : 13h55
Relais mixte
🗓 21 février 2026 (Horaires à confirmer selon le programme officiel) Les épreuves se déroulent à Bormio dans le cadre des Jeux olympiques d’hiver de Milano-Cortina 2026.
Vous pouvez lire notre article à ce sujet nos deux précédents articles
Ce qui rend l’histoire intéressante pour le monde du trail, ce n’est pas seulement le résultat, mais le délai. Gibson pratique le ski-alpinisme en compétition depuis six mois.
Un transfert de compétences, pas une reconversion
Il serait simpliste de parler de reconversion express. Ce qui s’est joué cet hiver ressemble davantage à un transfert de compétences parfaitement ciblé. Gibson vient du trail court et du vertical, avec un profil physiologique calibré pour les efforts explosifs. Championne nationale en course en montagne, médaillée mondiale sur 6 km uphill et demi-finaliste des sélections olympiques américaines sur 1 500 m, elle dispose d’un moteur aérobie dense et d’une vitesse héritée de la piste. Le skimo olympique repose précisément sur ces qualités. Les formats sprint et relais durent entre 3 et 9 minutes, combinent dénivelé franc, intensité maximale et transitions techniques, et récompensent les athlètes capables de produire de la puissance en côte tout en gardant de la lucidité dans les phases de manipulation du matériel. Sur ce terrain, le trail moderne offre déjà une base solide.
Le trail comme matrice d’athlètes hybrides
En relais mixte, chaque athlète enchaîne montée en peaux, portage skis sur le dos, descente et transition avant de relancer. L’erreur se paie immédiatement. Gibson a donc intégré un travail spécifique sur les transitions et la gestuelle, en répétant les enchaînements sous fatigue sans bouleverser son architecture d’entraînement. Elle n’a pas changé de sport ; elle a ajusté son cadre technique autour d’un socle déjà performant. Ce point mérite d’être souligné car il traduit une évolution du haut niveau. Le trail court et le vertical développent des qualités directement transférables vers des formats plus courts et plus médiatiques. La capacité à encaisser des intensités proches du VO₂ max, à produire de la vitesse en montée et à maintenir une précision technique sous stress correspond aux exigences du ski-alpinisme olympique.
En résumé, la qualification d’Anna Gibson ne relève pas de l’anecdote. Elle confirme que le trail est devenu une base athlétique structurée, capable de nourrir d’autres disciplines d’endurance à haute intensité.
À mesure que la préparation se professionnalise et que la gestion de la charge s’appuie sur la data et les capteurs, les passerelles entre sports deviennent plus lisibles et plus exploitables. Le ski-alpinisme, dans sa version olympique, recherche des profils explosifs, polyvalents et techniquement fiables. Le trail court en forme déjà. Gibson en est l’illustration la plus visible à l’approche de Milano-Cortina 2026. Anna Gibson disputera le sprint individuel et le relais mixte à Bormio en février 2026. Au-delà de la performance individuelle, sa trajectoire envoie un signal clair : le trail moderne ne forme plus seulement des spécialistes d’ultra-distance, mais des athlètes capables de performer sur des formats courts, techniques et désormais olympiques.






