Au moment où nous publions cet article, le Français Paul Clément est entré dans la dernière ligne droite de la Yukon Arctic Ultra 2026.
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Après plus de 600 km dans le froid, le vent et une neige devenue ingérable, le tracker donne une estimation d’arrivée. Reste une inconnue : sur ce format extrême, la moindre pause peut tout décaler.
La Yukon Arctic Ultra 2026 ressemble à une course qui se gagne autant au mental qu’aux jambes. Depuis plusieurs heures, la neige tombe et le vent balaie les zones ouvertes, au point d’effacer le sentier. Dans ce décor, Paul Clément a continué d’avancer quand d’autres ont choisi d’attendre que la trace soit rouverte. Résultat : il est désormais à un peu plus de 40 km d’un point clé qui marque la fin de course, et la victoire n’a jamais été aussi proche.
Paul Clément : un leader discret, devenu homme à battre
Paul Clément, dossard 611, s’est installé en tête au fil des jours, sans bruit, mais avec une régularité qui colle parfaitement à ce type d’ultra polaire. La dynamique s’est vraiment dessinée lorsque le Français a repris l’avantage vers le km 184, après Quiet Lake, en dépassant Guillaume Grima. À partir de là, il a transformé l’épreuve en course d’usure : avancer, dormir juste assez, repartir, et ne pas se laisser enfermer dans le tempo des autres.
Le contexte a aussi compté. Cette édition 2026 a été décrite comme capricieuse, avec une météo changeante et une neige parfois lourde, parfois soufflée. Dans ces conditions, la “vitesse” n’a plus le même sens : ce qui compte, c’est la capacité à continuer quand la trace se ferme, quand les pieds s’enfoncent, quand la pulka tire plus lourd, et quand la fatigue impose des micro-décisions permanentes.
À noter : Guillaume Grima, qui faisait partie des Français attendus sur cette course, a abandonné. Le duel annoncé s’est donc transformé en cavalier seul pour Clément, avec une menace principale : le terrain et la météo, plus que les écarts.
À quelle heure peut-il arriver ? Le tracker donne une fenêtre
Au moment où nous publions, la dernière mise à jour du tracker situe Paul Clément à 601,1 km sur 645 km, avec une vitesse instantanée affichée à 4,2 km/h et une moyenne de course autour de 3,0 km/h. Le point suivant indiqué est Brooks Brook, à 43,6 km, avec une estimation d’arrivée à 9 h 17 (heure locale MST) le mardi 10 février.
Comme toujours sur la Yukon Arctic Ultra, cette heure reste une projection. Elle peut bouger si Clément s’arrête longtemps, si la trace se dégrade à nouveau, ou au contraire si les conditions s’améliorent. Mais à ce stade, une fourchette cohérente pour l’arrivée en France se situe autour de la fin d’après-midi et du début de soirée, avec un scénario “central” vers 17 h.
Neige profonde, vent, trace : ce qui peut faire dérailler l’ETA
Le point de bascule de ces dernières heures, c’est la neige. Sur une mise à jour publiée sur son compte public, Paul Clément évoque 30 à 50 cm de neige fraîche, balayée par le vent, et une progression à “tracer” qui devient un effort en soi. Il précise aussi que ses poursuivants ont préféré attendre que les motoneiges ouvrent et tassent un minimum le chemin, et qu’une motoneige (Jason Wolsky) est finalement arrivée à sa hauteur pour tracer devant lui.
En clair, l’estimation d’arrivée dépend directement de ce facteur : marcher dans une neige profonde n’a rien à voir avec avancer sur une trace tassée. Quand la trace existe, la course redevient “courable” à l’échelle de cette épreuve. Quand elle disparaît, chaque kilomètre peut coûter une heure, et la moindre pause peut s’étirer.
Maxime Bachelot, l’autre Français encore dans le match
Derrière Paul Clément, l’autre histoire française de cette Yukon Arctic Ultra 2026 s’appelle Maxime Bachelot. Une radio locale, Alouette, racontait le 9 février qu’à 31 ans, l’Angevin était en passe de boucler “la course la plus froide du monde”, en avançant en autonomie avec sa pulka, et qu’il pouvait viser une arrivée autour du jeudi 12 février si sa moyenne se maintenait.
Le tracker confirme surtout un fait : Bachelot est toujours là, et il est désormais très loin dans la course. Au moment de la capture, il est indiqué à 508,4 km, en 4e position. Dans une épreuve où les abandons s’empilent au fil des jours, rester au contact du podium à plus de 500 km vaut déjà performance majeure. La suite, pour lui, se jouera sur la gestion du sommeil, la capacité à garder un rythme constant et l’état des sections exposées au vent.
Derrière, le podium se joue à trois
La course ne se résume pas au solo de Clément. Le classement affiche un trio très dense derrière lui : Yasmin Stoderegger (511,2 km), Jan Rohrberg (509,5 km) et Maxime Bachelot (508,4 km). L’écart entre ces trois-là se compte en quelques kilomètres, ce qui peut représenter très peu… ou énormément, selon l’état du sentier et la durée des arrêts au prochain point.
Plus loin, Thomas Miller (468,1 km) et Magdalena Paschke (460,6 km) continuent d’avancer, dans une course où l’enjeu, à ce stade, est autant de “tenir” que de gagner des places.
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