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MÉDICAL : Casquette Verte peut-il espérer recourir un jour

5 février 2026
dans Santé
casquette verte




Fracture spiroïde de la fibula : de quoi souffre exactement Casquette Verte ?

Sur l’Arc of Attrition 2026, dans des conditions hivernales exigeantes, Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, est contraint à l’abandon après une chute sur terrain gras.

Le diagnostic tombe quelques heures plus tard : fracture spiroïde de la fibula, six semaines de plâtre, saison interrompue. Un scénario qui évoquera des souvenirs pour beaucoup de traileurs, mais dont les enjeux médicaux peuvent être assez divers. À travers ce cas survenu lors de l’Arc of Attrition, on peut explorer en profondeur ce que signifie réellement une fracture “en spirale” de la cheville, pourquoi certaines se traitent sans chirurgie quand d’autres imposent une opération, et ce qui conditionne vraiment la qualité du retour à la course.

Sommaire

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  • LE LIVRE DE CASQUETTE VERTE EST EN VENTE SUR AMAZON
  • Une fracture spiroïde : définition médicale
  • Le trail fabrique des fractures en spirale
  • Entorse grave ou fracture : une opposition trompeuse
  • La cheville comme système tenon–mortaise
  • Comment les médecins évaluent cette stabilité
  • Chirurgie ou traitement conservateur : une décision raisonnée
  • La rééducation : le véritable cœur de la récupération
    • La première phase consiste à restaurer la mobilité, en particulier la dorsiflexion.
    • La seconde phase est celle du rechargement progressif.
    • La troisième phase concerne le système nerveux.
    • Enfin vient la réathlétisation.
  • Quelles séquelles possibles à moyen et long terme ?
  • En résumé, le cas de Casquette Verte rappelle plusieurs réalités fondamentales.
  • Bibliographie
  • Lire aussi

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Une fracture spiroïde : définition médicale

Dans le langage médical, parler d’une fracture spiroïde de la fibula distale signifie trois choses précises :

D’abord, la localisation. La fibula, ou péroné, est l’os fin situé à l’extérieur de la jambe. À son extrémité inférieure, elle forme la malléole latérale, un pilier essentiel de la stabilité de la cheville.

Ensuite, la forme du trait. Une fracture spiroïde n’est ni transversale ni nette. Elle s’enroule autour de l’os, suivant une trajectoire hélicoïdale. Cette géométrie est typique d’un mécanisme de torsion.

Enfin, le contexte biomécanique. Dans la majorité des cas, ce type de fracture correspond à une fracture dite “Weber B”, située au niveau de la syndesmose, c’est-à-dire du complexe ligamentaire qui unit tibia et fibula.

Dans la classification de Lauge-Hansen, très utilisée en traumatologie, cela correspond le plus souvent à un mécanisme de supination–rotation externe. Autrement dit, le pied est en position relativement fermée, et le reste du corps imprime une rotation excessive. Le terme “spiroïde” décrit donc un mouvement avant de décrire une gravité.

Le trail fabrique des fractures en spirale

Sur le terrain, le scénario est rarement spectaculaire. Il est même souvent banal. Un pied s’enfonce légèrement dans la boue. Une racine invisible accroche la semelle. Une pierre roule sous l’appui. Le corps, lancé, ne s’arrête pas. Le bassin pivote, les épaules suivent, mais la cheville reste momentanément bloquée.

À ce moment précis, toute l’énergie cinétique se transforme en couple de torsion. L’articulation devient un point fixe. L’os encaisse. Sur le plan mécanique, ce type de situation génère des contraintes rotationnelles supérieures à ce que peuvent absorber conjointement les ligaments et l’os. Quand les ligaments cèdent en premier, on parle d’entorse grave. Quand l’os rompt, on parle de fracture. Très souvent, les deux coexistent.

En ultra, ce mécanisme est souvent favorisé par trois facteurs majeurs : la fatigue neuromusculaire, qui altère la précision des appuis ; la dégradation de la proprioception au fil des heures ; et la baisse de vigilance cognitive, qui retarde les micro-ajustements posturaux. La fracture spiroïde est donc rarement un “accident isolé”. Elle est souvent le point de rupture d’un système déjà fragilisé.

Entorse grave ou fracture : une opposition trompeuse

Dans les discussions entre coureurs, une fracture est souvent perçue comme plus grave qu’une entorse. Cette hiérarchie intuitive est pourtant médicalement fragile.

Une entorse grave de cheville peut impliquer une rupture complète du ligament deltoïde profond, une atteinte de la syndesmose, voire une instabilité majeure de l’articulation. Certaines de ces lésions ont un pronostic plus délicat qu’une fracture bien alignée. Inversement, une fracture spiroïde non déplacée, sans atteinte ligamentaire significative, peut guérir sans séquelle notable.

La différence essentielle ne se situe donc pas entre os et ligament, mais entre stabilité et instabilité. La vraie question posée au médecin n’est pas : “Est-ce cassé ?” Elle est : “Est-ce que la cheville fonctionne encore comme un bloc cohérent sous charge ?”

La cheville comme système tenon–mortaise

Pour comprendre cette notion de stabilité, il faut revenir à l’architecture de la cheville. L’articulation talo-crurale fonctionne comme un système de menuiserie. Le talus, os central, joue le rôle de tenon. Le tibia et la fibula forment une mortaise dans laquelle il s’emboîte. Les deux os de la jambe viennent latéralement enserrer l’os du pied. Lorsque ce système est intact, le talus est maintenu fermement. Les forces verticales et latérales sont réparties de manière homogène. Le cartilage travaille dans de bonnes conditions.

Lors d’une fracture spiroïde, plusieurs éléments peuvent être atteints en cascade : le ligament tibio-fibulaire antérieur, la fibula elle-même, parfois le ligament deltoïde, parfois la syndesmose postérieure. Si ces structures se rompent partiellement ou totalement, la mortaise peut s’ouvrir. On observe alors ce que les radiologues appellent un “talar shift”, un glissement latéral du talus. Parfois de seulement deux ou trois millimètres.

Mais ces millimètres suffisent à multiplier localement les pressions articulaires. À long terme, ce sont eux qui favorisent l’usure cartilagineuse et l’arthrose post-traumatique. La stabilité de la mortaise est donc le cœur du problème.

Comment les médecins évaluent cette stabilité

Évaluer la stabilité d’une cheville fracturée est un exercice délicat. Il ne repose pas sur un seul cliché. Les radiographies standards donnent une première idée du déplacement osseux. Mais elles sont souvent réalisées sans mise en charge, ce qui peut masquer certaines instabilités.

De plus en plus, les équipes utilisent des radiographies en charge précoce, lorsque la douleur le permet. Le patient se tient debout, et l’on observe si le talus reste centré. Certains centres pratiquent aussi des tests de stress, en forçant manuellement l’ouverture de l’articulation sous contrôle radiologique. Ces tests ont toutefois montré leurs limites, car ils tendent à surestimer l’instabilité réelle en situation fonctionnelle.

Dans les cas complexes, l’IRM permet d’analyser finement l’état des ligaments, mais elle n’est pas systématique. Au final, l’évaluation repose sur un faisceau d’indices plus que sur un chiffre magique.

Chirurgie ou traitement conservateur : une décision raisonnée

Pendant longtemps, la tendance était simple : fracture = chirurgie. Aujourd’hui, cette logique a été profondément remise en question. Les grandes études récentes (CROSSBAT) montrent que, pour de nombreuses fractures Weber B peu déplacées et stables, le traitement conservateur donne des résultats fonctionnels équivalents à la chirurgie à moyen et long terme.

La chirurgie n’est pas un renforcement. C’est une restauration anatomique. Elle consiste à réaligner la fibula, corriger sa rotation, resserrer la mortaise, et stabiliser la syndesmose si nécessaire. Elle vise à empêcher un mauvais positionnement chronique. Mais elle expose aussi à des risques : infection, irritation du matériel, douleurs persistantes, nécessité de reprise chirurgicale.

Dans le cas de Casquette Verte, le choix d’un plâtre de six semaines suggère que la stabilité a été jugée suffisante.
C’est cohérent avec une fracture spiroïde peu déplacée sans talar shift. Cela ne signifie pas que l’option chirurgicale aurait été “mauvaise”, mais qu’elle n’était probablement pas indispensable.

La rééducation : le véritable cœur de la récupération

Une fracture consolidée n’est pas une cheville fonctionnelle. Après six semaines d’immobilisation, on observe presque systématiquement une fonte musculaire, une raideur capsulaire, une perte proprioceptive et une désorganisation des schémas moteurs.

La première phase consiste à restaurer la mobilité, en particulier la dorsiflexion.

Sans elle, les montées deviennent inefficaces et les descentes douloureuses.

La seconde phase est celle du rechargement progressif.

Il s’agit de redonner aux muscles du mollet, aux fibulaires, mais aussi aux stabilisateurs proximaux, leur capacité à encaisser des contraintes répétées.

La troisième phase concerne le système nerveux.

Après une fracture, les capteurs articulaires envoient des informations altérées. Le cerveau “lit mal” la position du pied. Sans travail spécifique, cela se traduit par une instabilité subjective, une appréhension, et un risque accru de rechute.

Enfin vient la réathlétisation.

Elle doit réintroduire progressivement les contraintes spécifiques du trail : descentes prolongées, appuis latéraux, fatigue cumulative, terrain irrégulier. C’est souvent dans cette phase que les erreurs sont commises, par impatience ou pression de calendrier.

Quelles séquelles possibles à moyen et long terme ?

La majorité des fractures spiroïdes bien traitées évoluent favorablement. Mais certaines séquelles sont connues. La plus fréquente est la raideur persistante, notamment en flexion dorsale. Elle pénalise la technique en montée et augmente les contraintes en descente.

Des douleurs résiduelles peuvent persister, liées à des surcharges cartilagineuses, des tendinopathies secondaires ou des troubles de coordination.

Une instabilité fonctionnelle est parfois observée, même sans instabilité radiologique, en lien avec un déficit neuromusculaire.

Plus rarement, lorsque la mortaise n’a pas été parfaitement restaurée, une arthrose post-traumatique peut se développer à long terme.

En résumé, le cas de Casquette Verte rappelle plusieurs réalités fondamentales.

D’abord, que le trail, surtout en conditions dégradées, est un sport à fort contenu rotationnel, souvent sous-estimé. Ensuite, que toutes les fractures ne sont pas synonymes de catastrophe sportive, à condition qu’elles soient bien analysées et bien rééduquées.

Enfin, il met en lumière un point souvent négligé : la blessure n’est pas seulement un événement. Elle est souvent le révélateur d’un déséquilibre accumulé entre fatigue, terrain, technique et récupération.

Bibliographie

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4562928/

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36373545/

https://bmjopen.bmj.com/content/7/3/e013298

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28511569/

https://www.cochranelibrary.com/cdsr/doi/10.1002/14651858.CD005595.pub4/full

https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(24)00710-4/fulltext

Auteur : Alban Grivel, des montagnes et des sciences

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Tags: Casquette VertefractureAuteur Alban Grivel
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