En 2026, le tirage au sort intègre une nouvelle règle : les coureurs qui s’engagent à venir de manière écoresponsable auront un avantage statistique. Mais attention : ceux qui tricheront seront sanctionnés. L’UTMB a prévenu. Une fausse déclaration pourra entraîner l’annulation pure et simple de l’inscription, sans remboursement.
ACHETER UNE BATTERIE EXTERNE SUR AMAZON

30 % de chances en plus pour ceux qui jouent le jeu
L’édition 2026 introduit un dispositif inédit : les traileurs qui s’engagent à venir à Chamonix en transport bas carbone (train, bus, covoiturage…) recevront un bonus de 30 % au tirage au sort. Un coup de pouce considérable, notamment sur les courses très demandées comme l’UTMB ou la CCC, où chaque pourcentage peut faire la différence.
L’enjeu est climatique : selon les chiffres officiels, 86 % des émissions carbone de l’événement proviennent des trajets des coureurs. Ce système vise donc à responsabiliser la communauté et à encourager des comportements plus sobres.
Une déclaration sur l’honneur… qui sera vérifiée
À l’inscription, le coureur coche une case : il promet de venir en mode « bas carbone ». Mais cette promesse ne s’arrête pas là. Au printemps, l’organisation exigera des justificatifs : preuve de transport, lieu de résidence, voire itinéraire. Toute incohérence pourra être sanctionnée.
Et la sanction est claire : suppression du dossard, sans remboursement. Le message est ferme, assumé et inédit dans l’univers du trail. À l’UTMB, tricher ne sera pas seulement un problème sur les sentiers… mais dès le formulaire d’inscription.
L’UTMB s’appuie sur l’exemple du Marathon du Mont-Blanc
Ce nouveau protocole s’inspire d’une expérimentation déjà testée avec succès. En 2025, le Marathon du Mont-Blanc a réservé une partie de ses dossards aux coureurs prenant le train. L’équipe a contrôlé des centaines de justificatifs, billet par billet. Fort de cette expérience, l’UTMB va plus loin : il ne réserve pas des dossards, il récompense les bons comportements… et punit les tricheurs.
L’équipe de contrôle utilisera une combinaison de technologie et de vérifications humaines. Il ne s’agira pas de sanctionner à l’aveugle, mais bien d’analyser chaque cas douteux.
Un tournant dans l’histoire du trail mondial
C’est la première fois qu’un événement de cette ampleur introduit une sélection partielle sur des critères de responsabilité environnementale. L’UTMB ne se contente plus de tirer au sort, il juge aussi l’engagement du coureur face à son empreinte carbone. Une mutation profonde qui interroge : faut-il être exemplaire pour courir à Chamonix ?
Le débat est ouvert, mais la tendance est lancée. D’autres événements suivront sans doute. Et ce qui était encore impensable il y a quelques années — perdre son dossard pour un mensonge sur son transport — devient aujourd’hui réalité.
En trail comme en montagne, l’engagement compte
Derrière cette mesure, il y a un message : dans un sport qui valorise la sincérité, la gestion de l’effort, la lucidité face à soi-même, il n’y a pas de place pour la fraude. Pas même à l’inscription. Mentir pour obtenir un bonus, c’est trahir l’esprit du trail. Et cette trahison sera sanctionnée.
Il ne s’agit pas d’une chasse aux sorcières. L’UTMB ne cherche pas à piéger, mais à responsabiliser. En 2026, venir courir au pied du Mont-Blanc sera un choix réfléchi, assumé, contrôlé. Et ceux qui tenteront de contourner les règles risquent de le payer cher.
Lire aussi
- L’UTMB a trouvé un moyen de vous faire payer votre dossard encore plus cher avec la compensation carbone
- On peut toujours critiquer l’UTMB… mais ce sont les seuls à faire ça
- Jim Walmsley vise un doublé Western States – UTMB historique en 2026
- Pourquoi François D’Haene a été privé de son record sur l’UTMB (et pourquoi ça pose problème)
- uTrail lance un simulateur gratuit pour savoir si vous serez tiré au sort à l’UTMB
- Certaines élites ont triché sur le dernier UTMB en coupant dans les virages
- UTMB : ouverture des inscriptions ce 8 janvier sur un fond de polémique





