Comme chaque année, la médaille du marathon de Paris n’est connue que quelques semaines avant l’évènement.
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La médaille du marathon de Paris 2026 dévoilée
Les organisateurs du marathon de Paris viennent de dévoiler la médaille de l’édition 2026, et les réactions ne se sont pas fait attendre sur les réseaux sociaux : “pas d’eau, une médaille dégueulasse et un dossard à 160 euros”, “de pire en pire”, “la médaille la plus dégueulasse que j’ai jamais vue”, “où est la tour Eiffel ?”….
On doit cette médaille à Erwan Bouroullec, un designer français et créateur influent dans le monde du design. Il est diplômé de l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy.
Cette médaille est censée représenter les destins croisés, les trajectoires mêlées, et la ligne verte marquée au sol qui guide les coureurs sur tout le parcours jusqu’à la consécration. Elle ne laisse visiblement personne indifférent, et fera beaucoup de déçus qui auraient espéré avoir un des nombreux monuments de Paris représenté sur cette médaille.
Le design de la médaille du marathon de Paris est trop minimaliste
La médaille du marathon de Paris 2026 se distingue par un design extrêmement épuré. Contrairement aux éditions précédentes qui représentaient souvent des éléments emblématiques de la capitale – la Tour Eiffel, l’Arc de Triomphe ou encore les grandes avenues parisiennes – cette version se concentre sur une composition graphique abstraite.
La surface de la médaille est traversée par une ligne verte sinueuse, censée symboliser le tracé de la course dans les rues de Paris. Cette ligne fait écho au marquage vert visible au sol tout au long du parcours et qui guide les marathoniens jusqu’à l’arrivée. Le choix artistique consiste donc à transformer ce repère discret du parcours en élément central du trophée remis aux coureurs.
Mais ce parti pris graphique déroute une partie des participants. Sur les photos qui circulent déjà en ligne, certains voient davantage une forme qui rappelle un sac d’haricots verts qu’un symbole fort du marathon parisien. Cette impression est renforcée par l’absence d’illustration reconnaissable de la capitale.
La médaille 2026 est en rupture avec les médailles traditionnelles du marathon de Paris
Depuis plusieurs années, la médaille du marathon de Paris suit une logique assez claire : mettre en avant la ville et son patrimoine. Les éditions précédentes ont souvent intégré des monuments iconiques ou des éléments architecturaux facilement identifiables.
Cette approche permettait aux coureurs étrangers comme aux Français de repartir avec un souvenir immédiatement associé à Paris. Une médaille avec la Tour Eiffel ou l’Arc de Triomphe évoque instantanément la capitale française et le parcours mythique du marathon.
Avec l’édition 2026, l’organisation a choisi une direction radicalement différente. Le design ne représente plus la ville, mais l’expérience de la course elle-même. L’idée est de symboliser le mouvement collectif des dizaines de milliers de participants qui parcourent la capitale le jour du marathon.
Ce changement artistique est audacieux, mais il explique aussi la surprise des coureurs qui s’attendaient à retrouver les symboles habituels.
Ce minimalisme est dans la ligne droite de son designer, Erwan Bouroullec, connu pour son style épuré
Le projet de la médaille a été confié à Erwan Bouroullec, un designer français connu internationalement pour son travail dans le mobilier, l’architecture intérieure et les objets contemporains. Avec son frère Ronan Bouroullec, il fait partie des créateurs français les plus influents de sa génération.
Leur approche du design se caractérise souvent par un minimalisme assumé et par une recherche de formes simples capables de raconter une idée plutôt que de représenter directement un objet.
Dans le cas de la médaille du marathon de Paris, cette logique artistique se retrouve dans la volonté de traduire un concept – la trajectoire des coureurs dans la ville – plutôt que de reproduire un monument.
Ce type de démarche est courant dans le design contemporain, mais il peut dérouter lorsqu’il est appliqué à un objet symbolique attendu par des dizaines de milliers de participants.
Pourquoi cette médaille provoque autant de réactions
Si la médaille suscite autant de commentaires, c’est aussi parce qu’elle représente bien plus qu’un simple objet. Pour de nombreux marathoniens, elle constitue la récompense de plusieurs mois d’entraînement, parfois même d’un défi personnel majeur.
Après 42,195 kilomètres dans les rues de Paris, la médaille devient un souvenir chargé d’émotion. Beaucoup de coureurs l’exposent chez eux ou la conservent comme un symbole de leur performance.
Dans ce contexte, l’esthétique de la médaille prend une importance particulière. Les participants espèrent souvent un objet qui rappelle immédiatement la ville et l’événement qu’ils viennent de vivre.
Lorsque le design s’éloigne de cette attente, les réactions peuvent être très vives, surtout sur les réseaux sociaux où les premières photos circulent rapidement.
Le dossard est tellement cher que les attentes sont grandes et que la médaille ne passe pas
L’inscription au marathon de Paris était cette année encore en augmentation, on peut se demander pourquoi, puisque les prestations sur les ravitaillements ont baissé. Dans cette logique, on pourrait s’attendre à une baisse de prix.
On est aussi en droit de se demander pourquoi l’organisation du marathon choisit de payer très cher un designer pour créer une médaille qui ne plaira pas forcément, plutôt que de faire plus simple et plus économique.
Dans le cas du marathon de Paris, le designer de la médaille est rémunéré dans le cadre d’un concours, et on estime à environ 10 000 euros la dotation du gagnant.
Au final, l’histoire des marathons montre que les critiques autour des médailles disparaissent souvent le jour de l’arrivée.
Après 42 kilomètres d’effort, la perception de l’objet change généralement.
La médaille du marathon de Paris 2026 ne fait peut-être pas l’unanimité aujourd’hui, mais pour les dizaines de milliers de coureurs qui franchiront la ligne le 12 avril, elle restera avant tout le souvenir d’un marathon terminé.
Quoi qu’il en soit, et même si cette médaille est très critiquée, tous les coureurs seront forcément fiers de porter cette médaille après des semaines d’efforts et d’entrainement ! Nul doute qu’à l’arrivée, elle mettra tout le monde d’accord!
Le titre et certains passages de cet article relèvent d’un commentaire éditorial et d’une appréciation subjective du design de la médaille du Marathon de Paris 2026.
Ils s’inscrivent dans un débat d’intérêt général autour de l’esthétique des objets symboliques remis aux coureurs lors des grandes épreuves sportives.
Cette analyse ne vise ni à dénigrer les organisateurs de l’événement ni le travail du designer Erwan Bouroullec, mais à relayer et analyser les réactions exprimées publiquement par des coureurs et internautes après la présentation de la médaille.






